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FC Nantes-Atlantique

Édition du mardi 22 mai 2007

« En loge, en L2, ce ne sera plus pareil »

« Les loges, il m'est arrivé d'y être invité et de boire une coupe de champagne, susurre avec gourmandise cet habitué du FCNA. On voit le match dans de bonnes conditions. On est au chaud l'hiver. Bref, tu y es fort bien accueilli. »

Ces loges sont occupées par des entreprises ou des institutions qui y reçoivent leurs clients et partenaires. Mais voilà, un Nantes-Libourne sera-t-il autant prisé qu'un Nantes-Marseille. Et la fête sera-t-elle la même avec des matchs joués le vendredi soir ou le lundi (si la rencontre est télévisée) ? « Ce n'est pas le même attrait », reconnaît Jean-François Gendron, le président de la chambre de commerce de Nantes. Cette institution loue une loge depuis plusieurs années : cela lui coûte environ 45 000 € par saison. C'est aussi une façon pour la chambre d'apporter son soutien au club. « Nous avons reçu un groupe d'entrepreneurs chinois. Ils sont repartis émerveillés, après avoir acheté tous les symboles du club : écharpes, casquettes etc », sourit Jean-François Gendron. « On a envie de continuer avec le FCNA. Mais si rien ne change, on n'est pas sûr de le faire. Cela dépendra des garanties que nous donnera le club. » Selon le président de la chambre de commerce, « ce club doit faire l'objet d'une gestion locale et pas à partir de Paris. Il faut un propriétaire qui comprenne ses valeurs et son impact dans le rayonnement de la métropole. » Pour Jean-François Gendron, « Dassault devrait se positionner clairement et rapidement sur une éventuelle cession du club ».

« Devant un match, on se lâche »

Le directeur développement et marketing du groupe Dirickx ne va pas si loin. « Le FCNA est une entreprise privée. Nous n'avons pas à dire ce qu'elle doit faire. Nous lui demandons simplement quel est son projet. Et s'il n'est pas encore élaboré, nous souhaitons y participer », dit Jean-Claude Annerose, qui est aussi le porte-parole des principaux sponsors. Le contrat de Dirickx avec le FCNA prévoit, outre une visibilité de la marque, la mise à disposition d'une loge de huit places. « Nous invitons nos clients à ces moments forts et théâtraux que sont les matchs. Cela facilite l'échange : on se connaît mieux. Devant un match, on se lâche, on est soi-même. » On y signe aussi des contrats ? « Non. Mais des contacts se nouent. »

Le contrat qui court jusqu'en 2008 a prévu le scénario de la relégation, en révisant le montant de la participation de Dirickx à la baisse : mais la présence de la marque restera inchangée. « On continuera à accompagner le FCNA et à faire venir nos partenaires », assure Jean-Claude Annerose. La société de 1 500 salariés, basée en Mayenne, spécialisée dans la protection périmétrique et la sûreté, est devenue sponsor en décembre dernier, quand le FCNA flirtait déjà avec la zone rouge. « La descente est purement conjoncturelle. Le FCNA reste un club qui forme les élites. »

Même confiance au Crédit mutuel : la banque ne loue pas de loge mais accueille ses clients et partenaires dans la tribune qui porte son nom : « Nous invitons cent personnes à chaque match. Nous continuerons à le faire. Ce sera peut-être plus difficile l'an prochain d'attirer autant de monde. Mais on va gérer. »

Que va faire le FCNA ? Va-t-il revoir ses tarifs à la baisse ? Contactée, la direction du FCNA a fait savoir qu'elle ne souhaitait pas répondre à nos questions.

Jacques SAYAGH.

 

Ouest-France

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