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Alstom / Pelloutier

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Édition du mardi 26 juin 2007

Insula ancre l'urbanisme de l'Île de Nantes

L'immeuble de bureaux situé en face des halles Alstom a été inauguré hier. Il reflète l'avenir architectural recherché par la ville de Nantes.

Il aura fallu 4 années de travaux pour que le projet prenne enfin le large. Insula, nouveau paquebot urbain de l'Île de Nantes a été inauguré hier. Deux vastes tours lumineuses accrochées en proues et poupes des bâtiments préexistants du site Alstom. « Lorsque le projet nous a été confié, explique Patrice Micheau, architecte mandataire de l'immeuble, nous avons pris le parti de la rupture et du marquage de l'époque. » Les bâtiments des années 70 ont été rénovés de l'intérieur, mais leurs lignes horizontales continuent de rappeler l'architecture passée. Un fort contraste avec l'aspect high-tech des tours. « Elles sont recouvertes d'un inox plissé qui permet de refléter l'environnement sans faire d'effet miroir, reprend l'architecte. On révèle ainsi le paysage extérieur de manière fragmentée, parcellaire. »

La ville : « espace d'émotions partagées »

Situé en face des halles Alstom, l'immeuble de bureaux de 15 000 m2 s'inscrit pleinement dans le projet de réhabilitation urbaine de la ville de Nantes. Notamment dans ce reflet de l'environnement. « Les Nantais sont très attachés à leur histoire, à la Loire, à leur quartier, analyse Patrick Rimbert, premier adjoint au maire de Nantes et vice-président de Nantes Métropole. Mais ils ne les voient pas. C'est donc à l'espace public lui-même de révéler les lieux. » Du haut de la première tour d'Insula, la ville s'étend en couches d'histoire. À ses pieds, deux espaces de restauration et une salle de séminaire ont également été intégrés au projet. « Parce que c'est ça aussi la ville : un espace d'émotions partagées », sourit Bernard Brémond, promoteur du projet.

« Il y a 15 ans, lorsque j'étais venu ici pour une visite d'entreprise, j'avais trouvé des locaux vétustes et tristes à vivre », se souvient Patrick Rimbert. C'est tout l'inverse que cherche désormais à créer la métropole. Le projet Euronantes doit afficher la ville comme une place tertiaire incontournable en France. L'arrivée de l'école des Beaux-Arts et de l'école d'architecture veut faire de Nantes un pôle de compétitivité artistique et culturel. L'immeuble Bio-Ouest prévoit d'accueillir, d'ici 2013, 85 % de l'activité de recherche en biotechnologie... « L'Île de Nantes, c'est penser la ville dans 20 ans, affirme l'adjoint. Il faut que nous fassions tout pour que, en révélant les attraits de notre patrimoine, de notre environnement, de notre potentiel, chacun puisse se dire : c'est là que je vais. Et pas ailleurs. »

Tiphaine RÉTO.

Ouest-France

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