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Erwan Péron et son équipier Laurent Cadot participeront aux épreuves d'aviron des JO. Quelques-uns, comme Odile Raineau, s'envoleront bientôt pour Pékin. Son fils Guillaume rame dans l'équipe d'aviron. « C'est la première fois que je réalise un si long voyage, s'enthousiasme-t-elle. Et c'est pour réaliser quelque chose de miraculeux ! » Il y a quelques semaines, la ligue des Pays de la Loire propose à Odile Raineau d'accompagner la délégation en tant que supporter. Guillaume a été sélectionné tardivement. « Il visait plutôt Londres en 2012, alors c'est un grand bouleversement. Guillaume est allé au bout de ses rêves, glisse-t-elle. Dès qu'il a commencé, à 11 ans, il disait, convaincu : 'Je ferai les JO ! '. »
Les parents de Gilles de la Bourdonnaye viendront, eux, le soutenir aux Jeux paralympiques... pour la cinquième fois ! « On ne verse plus de larmes, on commence à être habitués !, s'amuse Françoise de la Bourdonnaye. Mais c'est toujours beaucoup d'émotion. Et puis, quand vient le podium, la Marseillaise... ! » A chaque olympiade, Gilles a décroché au moins une médaille. L'or à Atlanta, puis à Sydney. En individuel et en équipe. « En groupe, c'est encore plus émouvant, précise son père. Ils représentent le pays ! C'est d'ailleurs de jouer en équipe à Nantes, avec les valides, qui a maintenu notre fils à ce niveau. »
La Chine trop lointaine
Mais toutes les familles n'auront pas la chance de s'envoler pour l'Orient. Les parents d'Erwan Péron suivront les courses d'aviron de leur fils sur petit écran. Arrivé récemment quatrième au championnat du monde, le jeune rameur débutera ses premières olympiades dès le 9 août. « C'est très cher, indique son père. Outre les difficultés d'hébergement, on ne pourra quasiment pas le voir. Et pour les courses, 2/3 des tribunes sont réservés aux Chinois ! » Du coup, les épreuves seront l'occasion de se réunir « en petit groupe, en famille et entre amis » pour partager ces grands moments.
Dépendance des médias
On s'inquiète cependant de la retransmission des épreuves. Dépendance des médias oblige. « C'est frustrant ! Les premières épreuves sont rarement diffusées », explique Anne-Laure Harel. Sa soeur, Barbara est native de Nantes et licenciée en judo à Orléans. Anne-Laure combat elle aussi depuis l'âge de 9 ans. « Alors un résumé de deux lignes, c'est toujours décevant ! On aime savoir quelles techniques, quelles prises ont été utilisées. »
Pour cette troisième participation de Barbara aux JO, la famille Harel se réunit dans la région. « En 2004, nous étions tous à Athènes. Même si ce fut une déception (5e place en - 57 kg), c'était bien d'être sur place pour la soutenir. » Cette année, un pronostic ? « Elle a le potentiel et les moyens d'être sur le podium, s'avance Anne-Laure. Mais aux JO, rien n'est écrit tant que la compétition n'a pas eu lieu... »
Marion DOUET.
Les Nantais à Pékin : Julien Bontemps (planche à voile, ASPTT Nantes), Erwan Péron et Guillaume Raineau (aviron, Cercle de l'aviron de Nantes), Gilles de la Bourdonnaye et Audrey Le Morvan (Handisport ping-pong, Tennis de table Nantes-Atlantique), Ronan Pallier (Handisport athlétisme, Stade nantais athletic-club), Damien Séguin (Handisport voile, Sport nautique de l'Ouest) et Barbara Harel (Judo, US Orléans Judo).