Édition du samedi 15 mars 2008
« On a fait nos adieux au Moulin-Boisseau »
« J'ai eu une journée bien chargée... J'ai bossé de 9 h à 14 h, avalé un petit bout de sandwich, et puis il y a eu la conférence de presse, pendant deux heures et demi. Et on a terminé par un entraînement. Ce matin, j'avais un journaliste de TV Breizh qui me suivait au boulot (*). Ça a été un peu folklo. J'avais un état des lieux de sortie à faire, et forcément, le propriétaire et la locataire, une étudiante, n'étaient pas au courant. Quand ils ont vu arriver la caméra, ça leur a fait drôle. La conférence de presse était super bien organisée, avec une salle pour la presse écrite et une autre pour les télés et les radios. Il y avait pas mal de monde, sept journalistes de presse écrite, quatre télés, et trois ou quatre radios. On était chacun de son côté, je ne sais pas si les autres ont réussi à aligner sujet-verbe-complément. En tout cas, c'est le jour et la nuit par rapport à un match de championnat... Ça donne une idée de l'ampleur de l'événement. Il va falloir qu'on essaie de ne pas se faire bouffer par ça...À partir de lundi, on va couper un peu avec les médias. C'est primordial. On a beau dire que ça ne nous monte pas au cerveau, on y laisse tout de même pas mal de jus. On ne fait pas ça parce qu'on a le melon, mais on a besoin de rentrer dans notre bulle. Mine de rien, ce n'est pas facile de répondre à la presse. Il faut faire attention à ce que tu dis, je comprends qu'à la longue les pros finissent par en avoir marre et ne rappellent pas les journalistes. Mais pour nous, c'est exceptionnel, ce n'est que du bonheur. Ce soir, on a bien transpiré, c'était une bonne séance. Il y avait encore trois ou quatre caméras autour du terrain... Le coach nous avait bien dit de ne pas mettre de coups, mais Nono (Merzougui) et Pierrot (Mauget) se sont fait un peu mal. Rien de grave. On a fait nos adieux au Moulin-Boisseau, et maintenant, on émigre à La Beaujoire. »(*) Alban Joinel est agent immobilier.
Ouest-France