L'aménagement de l'Île de NantesRésidétapes, c'est son nom, sera construite à l'emplacement de l'ancien Tripode, côté rue André-Tardieu, face au Palais des sports. Cette résidence veut répondre aux besoins en logements temporaires de jeunes en CDD, intérim, contrat en alternance, de qualification, en stage, etc. « Nous ne sommes pas en concurrence avec les Foyers de jeunes travailleurs qui, à Nantes, sont en nombre insuffisant. Nous apportons un service complémentaire », prévient Georges Décréau, directeur général de La Nantaise d'Habitations. Une société HLM maître d'ouvrage de la résidence.
Le concept de Résidétapes est méconnu à Nantes. Il naît dans la Région parisienne au début des années 90, avec l'installation d'Eurodisney. Quand les chantres du divertissement made in USA ont besoin d'héberger leur personnel. Depuis, deux autres résidences ont fleuri autour de la Capitale. « Le temps de location y est en moyenne de 20 mois », précise Georges Décréau. Un temps nécessaire pour aller au bout d'un contrat de travail ou de trouver un logement, comme un emploi, de longue durée.
Un chantier de 7,5 millions
La résidence, gérée par l'association Résidétapes développement, comprendra 132 studios de quelque 30 m2 chacun, équipés d'une kitchenette et de mobilier. Conçue par les architectes nantais Philippe Barré et Agnès Lambot, elle s'élève sur dix niveaux. Et comprend, au rez-de-chaussée, des salles d'accueil et de réunion, ainsi qu'un espace rencontre et une laverie.
Résidétapes, qui bordera le canal irrigué par la Loire, voisinera avec plusieurs immeubles de bureaux, eux aussi à construire. Coûtant 7,5 millions d'euros, elle sera couverte par des financements d'Etat (prêts PLUS et PLAI), de collectivités territoriales et le 1 % à la construction. Le loyer moyen mensuel s'élèvera à 400 euros (230 € APL déduite).
Le chantier, qui devrait débuter à la fin de l'année 2006, durera 18 mois. Livré à l'automne 2008, il sera mené, outre l'équipe Barré-Lambot, par deux jeunes architectes talentueux, à qui on met le pied à l'étrier : Jérôme Berranger et Stéphanie Vincent. Des jeunes déjà primés, en quelque sorte parrainés par leurs aînés en profession. Tout un symbole pour un chantier destiné à servir l'envol professionnel et humain des jeunes.
Gaspard NORRITO.