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Dominique Robion, président de la société coopérative, montre deux spécimens d'écrevisses de Louisiane. : Archives Ouest-FranceMenace d'envasement
« Le pire est passé mais les dégâts sont là, déclare la SNPN. L'écrevisse se nourrit entre autres des plantes sous-marines. Elle a déjà fait disparaître 30 ou 40 espèces sur les 800 que compte le site. »
Les pêcheurs, eux, pensent à la survie des oeufs d'anguilles, dont elle raffole. Ils constatent également d'importants dégâts sur les berges. « L'invasion a cependant ralenti. Cette écrevisse connaît des cycles, explique la SNPN. Nous connaissons cette année une accalmie. »
En 1992, une étude sonne l'alarme. Le lac s'envaserait de deux centimètres par an. En été, on y mesure une hauteur d'eau moyenne de 50 cm. « L'envasement est un phénomène naturel : le lac est une cuvette, précise Dominique Robion. Chaque crue amène son lot de matières qui se déposent. »
Pourtant, une nouvelle étude, menée par la SNPN vient à l'encontre de la première. Entre 1997 et 2007, une barymétrie (mesure de la profondeur) a été effectuée sur 2 000 points référencés du lac. « Nous avons pu ainsi mesurer, sur dix ans, l'évolution de la profondeur et tracer un relief global, commente la SNPN. Nous avons conclu qu'il n'y avait pas d'envasement. » La SNPN a en revanche relevé que le lac s'est agrandi de 200 ha durant cette période.