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Disposer d'un lieu de détente et d'un espace de loisir, ce sont les principales motivations des locataires des jardins familiaux nantais, qui vivent souvent dans des logements sociaux. : Le principe : permettre à des citadins en mal de nature de cultiver fruits et légumes pour leur consommation. En échange d'une cotisation annuelle, chaque Nantais peut obtenir un terrain, avec une cabane et un accès à l'eau.
Les heureux locataires sont en majorité des hommes de plus de cinquante ans, résidant en HLM. Cependant, le profil des utilisateurs varie selon les quartiers et le nombre de femmes tend à rattraper celui des hommes.
Un nouveau site chaque année
« L'engouement depuis le début des années 2000 pour cette forme d'agriculture urbaine a été observé dans plusieurs grandes villes », analyse Marie-France Ringeard, responsable des jardins familiaux au service des espaces verts de la mairie. « On reçoit 200 nouvelles demandes chaque année. » Résultat, il faut attendre au moins trois ans pour obtenir une parcelle. De plus, le taux de rotation n'est pas très élevé. Les locataires de jardins peuvent rester tant qu'ils ne laissent pas en friche leur lopin et qu'ils payent leur cotisation. « Cette année, seules sept personnes sont parties du site du Bois-de-la-Musse », souligne Maurice Plumelet, président de l'association des jardins familiaux nantais, qui gère sept sites.
Pour diminuer le délai d'attente, la mairie tente de créer chaque année un nouveau site, ou au moins d'en agrandir un. Les huit parcelles des jardins des Renards, situés rue de Jussieu, ont été livrées en juin. Le site de la Moutonnerie a été récemment étendu.
Dans les prochaines années, la zone d'aménagement concerté Bottière-Chénaie, au nord-est de Nantes, et les alentours du parc de Mauve devraient accueillir des jardins familiaux.
Mais tout n'est pas rose au pays des jardins familiaux. Les vols de légumes et d'outils, les dégradations de clôture ne sont pas rares. « On essaye d'améliorer l'agencement des jardins pour dissuader les visiteurs nocturnes. Par exemple, on a créé de grosses allées traversantes et on a mis des barrières anti-scooters », détaille Maurice Plumelet.
Florianne FINET.