Nouvelles plaques d'immatriculation : fini le 44 !
Vélos en libre-service : vos impressions ?
Racontez-nous vos concerts et spectacles !
Les corrigés et les résultats du bac
Vos photos de Nantes
Naissances
Nantes demain
Les plus beaux graffitis de Nantes
Baby-sitting




Ce 6 mai 2008 à 5 h 35, un jeune homme de 20 ans appelle de son portable la police. Son amie, d'une année son aînée, vient d'être agressée sexuellement, place du Commandant Jean-L'Herminier à Nantes, à proximité de l'arrêt de tramway Chantiers Navals. Le signalement donné : un homme de corpulence mince, crâne rasé, vêtu de noir, 25-30 ans. Patrouille de police et interpellation de l'individu. Les deux jeunes l'ont reconnu, «mais pas formellement». Dans le box, Sébastien présente bel et bien ces caractéristiques-là.
«Je me suis retrouvée avec culotte et pantalon baissés», a déclaré l'agressée. Elle et un copain «simulaient, habillés, des jeux sexuels», relate la juge. Lui, à la barre, affirme : «On n'a pas eu le temps de le voir arriver.» Il a essayé de le ceinturer. «J'ai une image choc : je sens sa main posée sur mon sexe», lance sa copine, fragilisée.
Sébastien était venu à Nantes pour le travail. Un déplacement professionnel, comme on dit. Sébastien ne se souvient pas de l'agression. «Je ne sais pas ce qui s'est passé. Je n'ai pas l'habitude de boire. Ce trou noir, il est réel.» Il avait 1 g 74 par litre de sang. «Avec un taux comme celui-là, on ne peut pas le croire», soutient le procureur. Le magistrat stigmatise «une méthode de défense facile. Il l'agresse une deuxième fois aujourd'hui. Il s'enfonce dans le mensonge, sans doute par honte.» Sur le banc de la partie civile, la victime craque ; une larme coule jusque sur son bras. Le procureur requiert deux ans de prison, dont un ferme.
Pour l'avocate de la défense, son client souhaitait «peut-être participer à leurs jeux sexuels. On voit bien qu'il a honte.» En tout cas, il est reparti comme il était venu : menotté. En attendant la suite...