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Saint-Nazaire et Méaulte ne seraient pas concernés par l'accord signé avec Abou Dhabi. : Photo DRDeux gros clients
Deux importants contrats ont été passés par des compagnies du Golfe, région en pleine croissance grâce à sa manne pétrolière d'un montant total de 15,2 milliards de dollars. Le plus gros d'entre eux : une commande ferme passée par DAE Capital, filiale de location d'avions du groupe émirati Dubaï Aerospace (DAE). Elle porte sur 30 long-courriers A350 et 70 moyen-courriers A320.
Autre compagnie du Golfe, Qatar Airways qui a annoncé une volonté d'achat de quatre moyen-courriers et de deux en option pour 361 millions de dollars. Ce transporteur, le plus gros client d'A350 a indiqué qu'il pensait commander bientôt d'autres moyen-courriers à Airbus.
Implications des Émirats
Un autre contrat interroge les syndicats de Saint-Nazaire et Méaulte. Celui qu'EADS a signé hier avec le fonds d'investissement public d'Abou Dhabi, Mubadala. Il prévoit de produire des pièces d'avions en matériaux composites dans cet émirat. Ce contrat intervient après l'énorme commande de 55 avions, enregistrée lundi de la part d'Etihad, la compagnie aérienne de cet Émirat.
Le directeur de l'exploitation de Mubadala, Ahmed Al Mokarrab Al Muhairi, n'a pas exclu de prendre un jour une participation dans EADS et d'investir dans les sites de Saint-Nazaire Ville et Méaulte (France) et d'Augsbourg, Nordenham et Varel (Allemagne) qu'Airbus compte vendre à terme.
Pas dans l'aérostructure
Pour le directeur de la stratégie d'EADS, Marwan Lahoud, « la question n'est pas à l'ordre du jour ». À Airbus, Philippe Le Gregam précise que « la convention à facettes multiples s'inscrit dans le cadre de contrats passés avec des partenaires industriels qui appartiennent à la chaîne d'approvisionnement ».
Pour autant « elle ne concerne pas aujourd'hui la nouvelle société d'aérostructure, la filiale de l'avionneur européen qui doit réunir Saint-Nazaire et Méaulte. « Il ne s'agit pas d'une entrée dans le capital ». La convention porte plutôt sur des évolutions d'organisations européennes, « les sites français ne faisant pas partie du périmètre ».
M. Vaillant-Prot (avec AFP)