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Marie-Françoise Clergeau, maire-adjointe en charge des sports à la ville de Nantes Le 15 mai prochain, le président Thierry Frère devra faire parvenir à la FFBB son budget prévisionnel. Un budget qui sera examiné le 22 mai, par la Commission Nationale de Contrôle de Gestion, la seule à pouvoir le valider. Et, à ce jour, le budget en question est loin d'être bouclé.
Les dirigeants rezéens souhaitent rassembler la somme de 1,250 millions euros contre 340 000 cette année. Une sacrée rallonge ! « Ce n'est pas du délire ! s'exclame Thierry Frère. Mais le budget moyen d'un club de Ligue cette année. Le problème, c'est qu'on part de très bas. Nous avions le dixième budget de NF1. On a donc un énorme retard à rattraper par rapport aux autres clubs. On a réussi un truc magnifique avec peu. Il ne faudrait pas que cela nous pénalise. »
Le NRB s'en remet ainsi presque exclusivement à la mairie de Nantes et aux collectivités territoriales auxquelles il a demandé de faire un gros effort. Un très gros effort. 800 000 € pour la ville de Nantes contre 100 000 cette année, 150 000 € pour le Conseil Général et 100 000 € pour le Conseil Régional. Et des miettes pour les parts privées... « On sait très bien que la première année, le sponsoring privé est d'un apport minime. Cette année, on avait 120 000 €. On ne doublera ou triplera ce chiffre qu'avec le temps. Ma logique est simple. On sait que les petits budgets de Ligue redescendent. Nous, on veut s'y installer durablement. Pour jouer le haut de tableau dans trois ou quatre ans. Si on veut y arriver, il ne faut pas nous abandonner au bord du chemin. Nous serons la seule équipe féminine des Pays de Loire à évoluer en Ligue. Ça mérite bien ça ! Ou alors, si le sport féminin n'est pas un sport de haut niveau, il faut le dire tout de suite... »
Thierry Journaud, le président du comité 44, lui emboîte d'ailleurs le pas. « La première année, la mairie et les collectivités doivent faire l'effort. Les politiques sont les premiers à dire que le sport est un facteur d'intégration. Pour cela, il faut une vitrine. On l'a. Et ça fait vingt ans qu'on l'attendait ! Il faut donner aux clubs de haut niveau les moyens de briller. Nous sommes le deuxième département au nombre de licenciés, juste derrière le Nord, et Nantes sera la plus grande ville de France représentée à ce niveau-là. Il faut comprendre qu'un jour, les dividendes retomberont. »
Marie-Françoise Clergeau, l'adjointe au sport de la municipalité nantaise et interlocutrice de choc, ne cache pas, elle, sa surprise. « 800 000 €, ça me paraît exorbitant. Ceci dit, je suis très heureuse pour le NRB et aussi pour le HBCN et je félicite les deux clubs. Maintenant, il faut assumer les budgets. Nous sommes en train d'y travailler. Mais à l'heure qu'il est, je ne peux rien annoncer. Quelle est la part que va donner chaque collectivité ? Je n'en sais rien. Ce qui est sûr, c'est que chacun va devoir prendre ses responsabilités. Y compris la ville de Rezé. Elle aussi doit bouger. »
Là encore, Jean-François Boëdec, l'adjoint aux sports de la ville de Rezé est très clair : « Le NRB a demandé 95 000 €. Nous, on s'est fixé un plafond et on ne donnera pas plus que cette année, c'est-à-dire 35 000 €. Notre souhait, c'est que la Métropole nous aide et intervienne. »
D'ici le 15 mai, les tractations vont aller bon train.
Patrice MANHE.