Édition du mercredi 11 juin 2008
Bâtiment flottant : le cap des 1 000 signatures
22 associations ne veulent pas du projet privé de bâtiment flottant d'Olivier Flahault en bas du site des Chantiers. Mille personnes ont signé leur pétition.
500 personnes avaient, début juin, apposé leur signature au bas de la pétition lancée par 22 associations de la Navale pour l'essentiel, hébergées à la Maison des hommes et des techniques (1). Une pétition qui s'adresse à Jean-Marc Ayrault.
Dimanche, au soir des Rencontres du fleuve nantaises, ce chiffre avait doublé. « Cette manifestation nautique a été l'occasion d'une forte adhésion à notre cause. Nous avons franchi le cap des 1 000 signatures », se réjouissaient hier les protestataires.
Ces associations, qui demandent depuis des mois à être reçues en mairie, estiment que les Rencontres du fleuve « ont montré l'importance qu'il y a à laisser ce linéaire entre l'actuel ponton et le pont Anne-de-Bretagne, libre de toute occupation privée ». Rappelons que ces associations ne contestent pas le projet d'Olivier Flahault. Mais son emplacement, au bas, disent-elles, d'un site public majeur (les nefs de l'éléphant) et d'un belvédère unique (face à la Loire et aux façades du quai de la Fosse).
Le bâtiment flottant projeté pour la fin 2009, auquel est adossé un yacht de 32 m dédié à des croisières à la journée, vise à héberger deux restaurants et des bureaux. Tout d'acier et de verre, il sera long de 60 m, large de 17 m et haut de 9 m. Ce projet ancré au quai par trois passerelles, empiète sur le domaine fluvial. Il a obtenu le feu vert du Port autonome depuis plus d'un an. Il lui manque l'aval du maire. Ce dernier a promis de « donner son point de vue à la fin juin ».
Gaspard NORRITO.
(1) Les organisations suivantes ont lancé la pétition : le Collectif des associations du patrimoine industriel et portuaire (18 associations), la Maison des hommes et des techniques, l'Association de la navale, le Centre d'histoire du travail, le Centre interculturel de documentation, ainsi que des étudiants et personnels de l'Université permanente.
Ouest-France