Tout sur l'événement de l'été !
Le jeu-concours Estuaire / SFR / Maville.com a rendu son verdict !C'est un bloc de cire qui ne laisse pas de marbre. Le choc lié à la grandeur de l'installation d'Anish Kapoor au musée des Beaux-Arts de Nantes. Le choc du rouge à lèvres dans le blanc du patio immaculé. Le choc du wagonnet de cire qui achève son voyage à la butée du rail qui court sur toute la longueur du musée. Terminus. Puis repart dans l'autre sens pour deux heures.
C'est aussi le choc des époques que marque de son sceau de cire rouge l'artiste anglais. Jean de Loisy, commissaire de l'exposition, le dit joliment, désignant la structure que semblent contempler les deux sculptures du XVIIIe de Joseph de Bay, le Mercure et Argus, de part et d'autre de l'entrée du musée. « On se rend compte du chemin parcouru en 200 ans. L'oeuvre de Kapoor met en évidence le rapport entre le temps cosmique et le temps de l'homme. C'est ce qui constitue un musée... »
Le projet de Kapoor est donc du sur-mesure. Qui épouse parfaitement la forme du bâtiment nantais et la fonction d'un musée.
Et colle on ne peut mieux à la philosophie de création « in situ » d'Estuaire, rendu possible grâce à des partenaires privés, le travail d'étudiants de l'école des Beaux-Arts et de l'atelier municipal de la ville, souligne sa directrice, Blandine Chavanne.