Faut-il renouveler les bus « Nantes city tour » l'été prochain ?
Grilles « anti-SDF » : vos réactions
FC Nantes : vos avis, vos réactions, vos prises de position
Racontez-nous vos concerts et spectacles !
Jours de fête
Parution de l'ABC des Loisirs
Les quizz de l'été
Concours : vos plus belles photos de vacances !
Webcam
Vos photos de Nantes
Naissances
Nantes demain
Baby-sitting



Toutes pathologies confondues, le temps d'attente a diminué de 38 minutes depuis la réorganisation. : Photo F.T.Couloirs un peu vides balayés par les néons des urgences du CHU. Mi-juillet ne ressemble pas à mi-juin. « 170 à 180 passages par jour sont constatés depuis le début du mois contre plus de 200 en juin », souligne le docteur Gilbert Duval. « Et à 220 patients, c'est l'enfer ».
Autre chose retient l'attention : depuis mai, la durée d'attente et de prise en charge des patients a diminué. « Pour les cas les plus graves, de l'entrée à la sortie, il faut 8 h 30 au 1er juillet contre 9 h 55 au 1er janvier », résume le médecin. Si l'on considère l'ensemble des patients, souffrant de pathologies plus ou moins sévères, la durée de présence aux urgences a diminué de 38 minutes, passant de 5 h 53 à 5 h 15.
Réorganisation
Heureuses statistiques en effet. Car en même temps, la fréquentation s'élève de 1 % par an. « On constate une augmentation des patients graves et des patients âgés nécessitant une hospitalisation », poursuit le docteur Duval. Environ 12 % des 90 000 patients annuels des urgences ont plus de 75 ans.
Selon lui, les progrès enregistrés sont entièrement dûs à la réorganisation. Une mission d'évaluation et d'audit du ministère de la Santé avait été commandée par le CHU. À partir de septembre, le fonctionnement des urgences a été passé au peigne fin. Les préconisations étaient de créer un poste de médecin coordonnateur ainsi qu'une filière rapide de consultation et enfin de réorganiser l'accueil. Trois mesures adoptées en mai cette année.
Critiques syndicales
Les syndicats ne remettent pas en cause la diminution de l'attente. FO estime qu'elle est certainement due à « la création du poste de médecin ». Mais, nuance Sylvie Moisan, « si après le médecin il n'y a personne, ni infirmière, ni aide-soignante, pour prendre en charge les patients, ça peut être dangereux », dit-elle en référence aux 18 suppressions de postes aux urgences annoncées par la direction (400 suppressions pour l'ensemble du CHU).
Les salariés des urgences s'étaient d'ailleurs fortement mobilisés en mai et juin. Le syndicat Sud dénonce par exemple « la suppression des postes d'assistants sociaux qui accueillaient les plus démunis ». Il craint que leur absence ne freine les sans domiciles fixes.
Sans cet ultime point de repère, point de salut. Bruno Cassard juge que la suppression des postes d'assistants sociaux était guidée par des soucis d'économie sur « des patients non rentables ».
Comme dans d'autres services, la réorganisation est contestée par les syndicats. « Elle s'effectue plusieurs semaines avant d'être présentée aux instances consultatives », souligne FO. Appliquée en mai aux urgences, elle ne sera présentée au comité technique d'établissement que lundi prochain. Refus net des syndicats. « Nous n'irons pas », indique FO.
Frédéric Testu