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Coupe de France : fin de l'aventure pour Carquefou

Édition du mardi 15 avril 2008

Ces Vendéens-là ont fait trembler le PSG

Témoignages. Éliminés de la Coupe, en 16e de finale, par le PSG (1-3), l'entraîneur et le capitaine du Poiré reviennent sur la rencontre.

C'était le 2 février dernier. Le Poiré-sur-Vie faisait trembler le PSG, devant 28 000 spectateurs, à La Beaujoire, en 16e de finale de la coupe de France. Menés 1-0 à la 53', les Genôts avaient égalisé dans la minute suivante, avant de craquer dans le dernier quart d'heure (défaite 3-1). « Quand on a revu les images du banc parisien suite à l'égalisation de Pallier, on les voyait s'agacer et se mettre à douter », explique Stéphane Mottin, l'entraîneur du Poiré.

Voilà la clé pour faire vaciller les Parisiens, les faire douter. Car, s'il y avait une recette miracle, les Genôts ne se seraient pas gênés pour l'utiliser. Après avoir fait tomber Gueugnon, Nancy et Marseille, les Carquefoliens affrontent une équipe dans une tout autre dynamique.

« Déjà qualifiés pour l'Europe, les Parisiens ont un poids en moins. Donc, ils risquent d'aligner une équipe bis pour sauver leur peau en championnat, suppose Frédéric Lemasson, le capitaine vendéen. Mais si Rothen joue, il faut le prendre assez haut pour ne pas le laisser jouer dans le dos de la défense et ne pas faire de fautes trop près du but car tous ses centres sont dangereux. »

La composition parisienne, voilà le gros point d'interrogation de cette rencontre. Cela dit, même une équipe B du PSG, reste une équipe de Ligue 1. Frédéric Lemasson : « Ça peut être un moins pour Carquefou dans la mesure où les joueurs présents auront à coeur de montrer ce qu'ils valent. » « Mais ça peut être un plus dans le sens où les automatismes ne seront pas là et que s'ils ne trouvent pas la faille, leur confiance risque de dégringoler », renchérit Stéphane Mottin.

Le mot confiance revient toujours dans la bouche des Vendéens pour souligner le mal récurrent des Parisiens. « Les faiblesses d'une équipe comme ça ne sont pas physiques ou techniques, elles sont mentales, précise l'entraîneur genôt. Et puis, ça dépend aussi de la tournure du match. »

Pour marquer, les deux Genôts préconisent la même tactique : récupérer des ballons, assez haut, et jouer vite pour que les défenseurs n'aient pas le temps de se replacer. « C'est ce qu'on a fait sur le but qu'on marque et c'est comme ça que Carquefou a surpris Marseille », constate Stéphane Mottin.

Dans ce genre de rencontre, c'est toujours la même rengaine : le petit contre le gros. Pour réaliser un exploit, le petit doit être à 200 % et le gros doit être un peu à côté de ses pompes. « Mais, on n'a aucun conseil à donner à Carquefou, ils savent déjà comment s'y prendre », s'amusent les compères du Poiré. Eux mercredi, ils verront ça de haut, depuis les tribunes de la Beaujoire.

Antoine BESNARD.

Ouest-France

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