Édition du mardi 05 février 2008
Chez vous, qui touche aux retouches ?
Très bien, ce joli petit pantalon acheté en soldes. Mais il est trop long. Alors, que faire ? Le couper soi-même, filer chez la couturière ou appeler sa mère ?
« Je fais ceux de mes amies. » Véronique, Saint-Jean-de-Boiseau : « Je fabrique mes vêtements de A à Z, alors un ourlet, pour moi, ce n'est rien. J'en ai pour un quart d'heure. Je fais aussi ceux de mes amies et de ma famille. Ça leur rend service et moi, ça me fait plaisir. »
« Les trous, c'est énervant ! » Une maman de trois enfants, de 8 à 13 ans, médecin généraliste, 43 ans : « Autant dire que la couture n'est pas ma première préoccupation. Heureusement, la mode revient au pantalon porté long. Alors, tout plisse sur la chaussure. Moi ce qui m'énerve, ce sont les trous dans les pantalons des enfants. J'ai essayé des pièces de tissu thermocollant. Ça marche, mais pas longtemps. Je sais coudre, un peu, mais je m'arrête aux boutons ou aux trous dans les doudous ! Mon mari, de son côté, sait que pour les ourlets, il vaut mieux le faire directement dans la boutique. En dernier recours, pour mes vêtements, j'utilise un dépannage en atelier de couture. »
« La vie de quartier ! » Ghislaine, Saint-Herblain : « Systématiquement en cas de besoin, je fais travailler la couturière de quartier et ce depuis de nombreuses années. Dans les boutiques, l'accueil et le conseil ne sont pas toujours au top ! Et le délai de réception est trop long ! »
Le dépannage du quartier. Cécile, mère de deux enfants, 40 ans : « La fermeture-éclair de mon pantalon préféré vient de me lâcher. Avant, j'arrivais à me passer de couturière. Pour les pantalons trop longs, je fais des revers. Mais là, je pense que je vais chercher un dépannage dans mon quartier. Le moins cher possible. »
La machine à coudre. Eva, 34 ans, Nantes : « Ma maman m'a offert une machine à coudre il y a deux ans. Depuis, je fais les ourlets moi-même. Et il m'est même arrivé d'en faire pour les copines ! Par contre, j'avais imaginé créer des vêtements, en transformer... Je n'ai rien fait de tout ça ! Quand un magasin propose une retouche, j'accepte. À condition que ce soit rapide. J'aime bien avoir le vêtement tout de suite, et pas attendre trois jours. »
Fan de Rapid'couture. Mickaël directeur du cabaret La mise en scène, Nantes. « Je vais à Rapid'couture pour toutes les retouches dont j'ai besoin. À la fois pour mes vêtements personnels et aussi pour tous les costumes du cabaret. C'est du travail de professionnel, c'est bien fait. Avant, on le confiait à notre entourage mais ça ne s'improvise plus. »
Ma mère, ma sauveuse... Fanny, 32 ans, Nantes. « Quand j'ai une retouche, je l'apporte à ma mère. Je sais le faire, mais je n'ai pas le temps. En plus, je n'ai pas de machine à coudre. Et puis, comme je suis maniaque, je préfère que ce soit bien fait. »
« Ils le veulent dans l'heure. » Fabienne, couturière, tient un Rapid'couture à Nantes. « J'ai beaucoup de jeunes clientes qui ont du temps mais ne savent pas coudre. Certaines ne sont pas intéressées. Il y a aussi des hommes seuls, qui ont besoin d'un ourlet rapidement. J'ai eu un client la semaine dernière qui le voulait dans l'heure parce qu'il avait un avion à prendre. »
Elisabeth BUREAU, Vanessa RIPOCHEet Caroline VENAILLE.
Ouest-France