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FC Nantes

Édition du dimanche 23 mars 2008

Christian Larièpe : « Se renforcer pour exister en Ligue 1 »

Sauf un improbable retournement de situation, le FC Nantes retrouvera la Ligue 1 cet été. Son directeur technique travaille dans cette perspective.

Christian Larièpe, la victoire obtenue aux dépens de Dijon a quasiment ôté tout suspense. Selon vous, l'objectif est-il déjà atteint ?

Ce n'est pas fait, mais il faudrait une catastrophe pour qu'on ne remonte pas. On a fait un grand pas vers la Ligue 1, d'autant que Bastia et Grenoble ont encore cédé du terrain. Notre marge est confortable. On a 14 points d'avance sur le 4e et il en reste 27 à prendre. Il nous reste deux matches à gagner.

Comment analysez-vous la saison en cours ?

Depuis le début, on a eu un peu de réussite, mais aussi notre lot de déboires. Il y a eu beaucoup de pépins musculaires. Vendredi, on a récupéré Bagayoko et Da Rocha, mais De Freitas et Shereni n'étaient pas là. On s'interroge. Une analyse est nécessaire avec la cellule médicale et ceux qui ont en charge la préparation physique. Il a beaucoup plu, mais on a réussi à passer au travers des gouttes.

Autre chantier en perspective, la reconquête du public, sevré de spectacle...

Oui, mais quand le président a repris le club, le FC Nantes sortait de trois saisons d'agonie. Le fait de retrouver la Ligue 1 dès la première année nous permet de gagner du temps. En Ligue 2, pour bien figurer, il faut gagner 15 matches, mais on doit en remporter beaucoup plus pour monter. C'est difficile. Beaucoup d'équipes viennent pour détruire le jeu. Le foot français est frileux. Hier, j'ai été interpellé par l'interview de William Gallas dans l'Équipe Magazine. Il disait : « En Angleterre... on redevient l'enfant au ballon. » À Nantes, et on a pu le constater avec Carquefou mercredi soir, le public peut vite s'émerveiller. Dès qu'il perçoit la volonté, la générosité, il suit. Mais il peut aussi rapidement s'énerver car il a été très souvent gâté. On en est conscient. Le foot a changé, mais le FC Nantes a des racines. Ici, il faut du jeu, même si on ne peut pas vivre avec le passé.

Reconnaissez que le FC Nantes d'aujourd'hui n'est pas au niveau de la Ligue 1. Allez-vous être actif sur le marché des transferts ?

Il faudra se renforcer avec des joueurs cadres importants pour exister en L1. Ce serait irresponsable de nier cette évidence. J'ai bien observé le groupe actuel, j'ai des certitudes sur le comportement et les valeurs de ces éléments. La mentalité du joueur sera un critère déterminant dans le recrutement. Il faudra de la générosité et de l'humilité.

Un peu de talent aussi ?

L'identité du FC Nantes est un élément naturel incontournable. Clairement, je souhaite que l'équipe qui évoluera en Ligue 1 la saison prochaine présente une colonne vertébrale très forte dans l'impact physique et dispose de joueurs vifs et techniques sur les côtés. C'est l'idée de base.

Le nom de Cédric Carrasso circule.

C'est un joueur de grande valeur. On réfléchit. Officiellement, il n'y a rien.

Et Karim Ziani ?

...C'est une piste de réflexion. Il se trouve dans une situation difficile à Marseille. Ce genre de profil nous intéresse.

Recueilli par Loïc FOLLIOT.


Ouest-France

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