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Selon Pierre Coppey, le pdg de Cofiroute, « l'État gagnerait à élargir le périmètre des concessions autoroutières pour financer des dossiers d'infrastructures comme l'entretien des quasi-autoroutes bretonnes (ndlr : telle la RN 165 entre Nantes et Vannes), payées par le contribuable et gratuites pour l'usager ». Le nouveau pdg de Cofiroute, l'une des deux filiales autoroutières du groupe de construction Vinci, ne cache plus son intérêt pour le réseau autoroutier de l'ouest de la France.
Dans la négociation du contrat de plan
Il y a quelques jours, à l'occasion de l'inauguration du contournement autoroutier d'Angers, Pierre Coppey, nommé le 18 décembre dernier, n'a pas fait mystère de ses intentions dans un entretien au quotidien économique Les Échos.
Il y évoque ainsi « une idée », dans le cadre de la négociation du contrat de plan 2009-2013 : « Si l'État veut bien aborder ce sujet, il gagnerait selon nous à élargir le périmètre des concessions autoroutières pour financer des dossiers d'infrastructures comme l'entretien ou l'élargissement de la Francilienne (*) ou des quasi-autoroutes bretonnes, payées par le contribuable et gratuites pour l'usager ».
Des concessions
Cofiroute se verrait bien obtenir la concession de ces voies pour y réaliser les investissements pour le compte de l'État. La société d'autoroute se paierait alors « soit par l'élargissement de la durée de notre concession » sur les autoroutes déjà de son ressort, soit « par l'assujettissement au péage des sections que nous prendrions en charge ».
Évidemment, une telle mesure constituerait une petite révolution, car la région Bretagne est la seule dépourvue du moindre tronçon routier payant. Même rattachée à une autre région, celle des Pays de la Loire, la Loire-Atlantique en bénéficie en partie. Les quatre-voies en direction de la Bretagne (Vannes et Rennes) sont en effet gratuites.
Le choix de De Gaulle
Contrairement à une idée reçue, Anne de Bretagne n'y est pour rien. La faveur ne découle pas de la suppression de l'octroi au XVIe siècle mais des années soixante : pour désenclaver la péninsule armoricaine, le général De Gaulle décréta un « plan routier breton ». En mai 1968, sous la pression de nombreux mouvements bretons, le gouvernement lança la construction des quatre-voies gratuites. Depuis, en Bretagne et en Loire-Atlantique, personne ne s'en plaint.
(*) La Francilienne,
voie-express qui contourne
le grand Paris,
n'est pas totalement achevée,
à l'ouest notamment.
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