L'aménagement de l'Île de Nantes« Ah, nous, on est moins dans le speed qu'à côté. » Jeudi, à J-1, les journalistes de Télénantes ne semblent pas trop débordés. « À côté », c'est Nantes 7. Une autre équipe, un même lieu : la grande halle n° 6. Un lieu démesuré qui abritait autrefois les hommes et les machines d'Alstom, en plein coeur de l'île de Nantes, un quartier en mutation permanente.
Dans ces locaux, la chaîne associative termine la préparation de son émission Oui mais non. L'enregistrement est prévu en fin d'après-midi, en plein milieu du hangar. À 15 h, on court déjà dans tous les sens, indifférent au froid glacial.
Cécile Petident, la présentatrice, arpente les couloirs des salles de montage. Il faut terminer l'enchaînement des images. Vérifier que tout concorde, que les reportages sont fin prêts. L'enregistrement a lieu dans les conditions du direct. Pas question de se planter. Avec François Gahier, le réalisateur, elle revisionne les images, dernière mise au point.
Au rez-de-chaussée, on parle câbles et lumières. Les techniciens installent le studio. C'est ici que Cécile Petident animera l'émission. Le lieu changera toutes les semaines, en fonction du sujet développé. Il faudra donc monter et démonter le matériel à chaque fois. « Il n'y aura pas de rodage possible car on changera d'endroit à chaque fois », assure un technicien pigiste. Une contrainte qui ne semble pas leur faire peur. Lumière, orientation, branchements électriques... Rien n'est laissé au hasard. Pour installer seulement cinq fauteuils et une table, il leur faudra la journée.
Un studio qui se déplace comme on veut, Télénantes a choisi la magie du car-régie. C'est grâce à cette petite camionnette que l'émission peut émettre à distance.
À l'intérieur, on procède aux dernières vérifications. Les techniciens ont passé la nuit à mettre en place les câblages. Ces nomades de la télévision sillonneront ainsi tout le département.