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FC Nantes-Atlantique

Édition du vendredi 25 mai 2007

De Saint-Sernin « très choqué ! », Triaud prêt à attaquer

Les réactions à Rennes et Bordeaux, après la décision de la commission de discipline de la Ligue

Frédéric de Saint-Sernin (président du Stade Rennais) : « Je suis très choqué ! Je ne pensais pas qu'on pouvait prendre une telle décision ! L'éthique sportive n'a pas conduit les débats comme elle aurait dû le faire, car le règlement n'est pas clair. La responsabilité du délégué est clairement engagée. C'est la conclusion illogique d'une drôle de semaine. Il n'y avait pas besoin de débat pour parvenir à une telle décision. C'est une manière trop légère de traiter les choses. Surtout que la Ligue n'a pas voulu nous recevoir. Nous avons visionné les images de Nantes - Toulouse. L'arbitre et le cabinet du préfet ont dit qu'il était possible de reprendre le match. Le délégué ne le mentionne même pas dans son rapport ! Dix minutes après l'envahissement du terrain il n'y avait plus aucun supporteur sur la pelouse. J'ai vraiment l'impression que cette fin de match tourne en queue de poisson. Le match devait reprendre. Pourquoi n'a-t-il pas repris ? Je voulais qu'il y ait des sanctions car les conséquences sont incalculables. Nous sommes en dommages collatéraux avec Lens, Bordeaux et Sochaux. Je compte intenter une action en justice car on peut être lésé financièrement. Nous avons passé une semaine difficile alors que nous avions fêté notre qualification européenne avec notre public, samedi soir, à l'issue de notre victoire sur Lorient. C'est dur à encaisser mais je vais me battre ! »

Jean-Louis Triaud (président des Girondins de Bordeaux) : « C'est avec une grande surprise que j'ai appris la décision dans la presse en début de semaine (ironique). J'aurai aimé avoir un commentaire supplémentaire de la part de la commission sur les raisons qui ont poussé à ne pas reprendre la rencontre. Ils disent que c'est pour une question de sécurité, et c'est en contradiction avec ce que j'ai vu et entendu. Et puis il faut aussi savoir qui a pris la décision de ne pas reprendre le match. C'est le délégué de la Ligue et non pas l'arbitre, donc ce n'est pas normal. Si cela est confirmé, et qu'il y a des conséquences pour nous, alors on attaquera la Ligue. Je pense que cette affaire a été traitée à la légère. J'espère que l'on va gagner à Toulouse et donner la meilleure des réponses par le terrain. »

Étienne Didot (capitaine du Stade Rennais) : « Je ne suis pas étonné, car je m'étais mis cela dans la tête. Nous, on se devait de préparer le match de Lille. Étant donné qu'il n'y avait pas un règlement très clair là-dessus. On a un peu l'impression d'être les dindons de la farce, parce que ça tombe sur nous. Nous nous étions préparés à ça, vu les propos tenus dans la presse par le président de la Ligue. Cela dit, ça ne change pas l'état d'esprit de l'équipe avant de se déplacer à Lille. Nous, on ira là-bas, comme on l'avait prévu, pour gagner. On est gonflé à bloc. »

Christophe Revault (gardien de Rennes) : « C'est dommage, je pensais que la réalité du terrain allait l'emporter sur le règlement, qui n'était pas clair. Cela va changer un peu notre état d'esprit pour se déplacer à Lille, car s'il n'y avait pas eu cette affaire, on serait déjà assuré de l'UEFA qui était notre objectif. Maintenant cela va nous rajouter un peu de pression, mais on ira quand même là-bas pour gagner. Cela dit, je me doutais un peu de cette décision vue les positions prises par le président de la Ligue cette semaine. Nous on sera hyper fiers de se qualifier pour l'UEFA ou la Ligue des champions, grâce à nos résultats. D'autres seront peut-être un peu moins fiers de s'être qualifiés grâce à des décisions administratives. »

Recueillis par Olivier DUPLESSIX et Jacques GUYADER.

 

Ouest-France

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