De courts séjours avec Vacances et familles
Philippe Kaspi, directeur général de l'ANCV ; Anne Goujon, déléguée de Vacances et familles Loire-Atlantique et Stanley Jacquet, délégué général.
Trois questions à... Stanley Jacquet, nouveau délégué général de l'association, en Loire-Atlantique pour une première tournée sur le terrain.
L'association Vacances et familles permet à des familles défavorisées de profiter de vacances loin de chez elles. Nouveau délégué général, Stanley Jacquet est venu hier en pays d'Ancenis, accompagné de ses partenaires locaux et des responsables nationaux de l'ANCV, Agence nationale des chèques vacances. Une visite sur le terrain à la rencontre des différents partenaires.
La délégation de Loire-Atlantique de Vacances et familles assure cet été le départ de 60 familles d'ici vers d'autres départements et permet l'accueil, ici, de 107 familles d'ailleurs. Le tout, grâce à un réseau de 250 bénévoles et de partenaires, particuliers ou municipalités, qui mettent l'hébergement à disposition. Questions à Stanley Jacquet.
Pourquoi cette visite sur le terrain ?
Je viens de prendre mes fonctions. La Loire-Atlantique est le premier département de ma tournée avec les financeurs comme l'ANCV, qui est un partenaire important. C'est aussi l'occasion de montrer ce que nous savons faire à ceux qui nous font confiance, de rencontrer les bénévoles, les familles, de mieux comprendre le fonctionnement de la saison et ce, dans un département phare où il y a beaucoup d'expérimentations.
En quoi la Loire-Atlantique est-elle innovante ?
Notre délégation dans ce département a la volonté d'innover sur de nouvelles organisations de vacances. Notre histoire, c'est le séjour long. Mais aujourd'hui, les réalités socio-économiques sont différentes. Nous devons répondre à des demandes nouvelles. Face à cette situation, la Loire-Atlantique fait preuve de souplesse et innove avec des courts séjours de 8 ou 15 jours. On retrouve aussi cette souplesse dans le réseau de bénévoles.
En quoi l'accueil est-il différent aujourd'hui ?
Nous nous adaptons à la nouvelle réalité. Entre le moment où la famille s'inscrit pour partir en vacances et celui où elle y arrive, il peut se passer plein de choses : un travail, un problème familial ou autre. Il nous faut comprendre la situation. Nous restons dans la démarche d'une préparation avec les travailleurs sociaux, les associations. Pendant le séjour, il faut trouver l'équilibre entre l'accompagnement et l'autonomie, être présent sans trop se montrer car nous refusons l'assistanat. Au retour, nous assurons un suivi avec les familles, car une même famille peut être accueillie trois fois.
Recueilli par Béatrice GRIESINGER.
Ouest-France