Édition du mercredi 30 mai 2007
Derniers réglages au hangar à bananes
Tous prêts ou presque. À part quatre établissements, le hangar à bananes, à la pointe ouest de l'île de Nantes, ouvrira vendredi comme prévu. Malgré la pagaille apparente, les patrons des bars et restaurants affichent leur optimisme. Plus que trois jours pour achever décoration, nettoyage, lumière, sonorisation... Dans ce hangar chargé d'histoire où les navires déchargeaient bananes et ananas dans les années cinquante, se dégage un parfum de nouveauté. Des dizaines de peintres, artisans, électriciens sont en ébullition sur le chantier... Du haut du restaurant Le Cargo (800 m2), on aperçoit les anneaux de Buren positionnés le long du quai. Pascal Bott, gérant, ouvrira la brasserie jeudi soir et la partie crêperie le 4 juin. « C'est un endroit magique. Un tel volume au coeur de Nantes. » L'Île de Nantes café (IDN) a accueilli ses premiers clients hier. Le seul à avoir eu le feu vert de la commission de sécurité. Les autres l'attendent pour jeudi ou vendredi. À L'Alter café, où l'on consomme bio et équitable, le patron mise sur un « week-end d'inauguration » à défaut de soirée festive vendredi. Devant le Dockyard, une poignée de décorateurs construisent des mâts en bois et fignolent des voiles de bateaux... Le pub irlandais annonce son ouverture vendredi. Tout comme son voisin, La Calle, bar à thème espagnol, ainsi que La suite 21, ce « bar à strip-tease soft », le cabaret et Le bar rock Le ferrailleur... Au rond-point, café « urbain », avec tables en panneaux de signalisation, on cire le sol. Ouf. Bernard Curet, qui gère déjà le bar Le Treize et trois, en centre-ville, respire. « Le plus gros est fait. Il reste quelques bricoles mais on va essayer d'ouvrir jeudi. »Dans cette enfilade de lieux nocturnes, tous plus insolites les uns que les autres, quatre « cellules » resteront vides vendredi : Les restaurants « Paris je t'aime », style cosy-chic ; My asian Time, cuisine asiatique ; l'immense discothèque et le bar tendance-chic L'icône. Ce dernier « a commencé les travaux il y a seulement un mois ». « Nous sommes situés à un endroit du quai qui nécessitait d'être consolidé », explique Olivier Bloino, l'un des gérants.Le parking de 350 places, quai Wilson, est encore en cours d'aménagement, les scènes devant aussi accueillir les festivités. Quid des accès aux bars, des abords, de la signalétique ? Rien n'est achevé, mais Jean Blaise, initiateur d'Estuaire, se veut rassurant : « Arrêtons de dire qu'on n'est pas prêt. Le public doute, ce n'est pas bon. »
Ouest-France