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Édition du vendredi 10 novembre 2006

Des microsatellites aux pattes d'éléphant

Yves Rollot, 35 ans, sont un habitué des projets hors-norme. Dans l'infiniment petit, le jeune roboticien démarrait, il y a quelques années, une mission au CNES (Centre National d'Études spatiales) sur les microsatellites avant de prendre un poste de chargé de recherche à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Aujourd'hui, il met au point la programmation électronique des 60 vérins qui font bouger l'éléphant. Entre les deux, il a été régisseur général d'une compagnie de théâtre sur une tournée de cinq mois. « J'ai toujours été intéressé par les machineries de spectacle et pas seulement l'automatisation. »

En 2004, coup de fil à François Delarozière, au moment où les élus de Nantes votent le budget de l'éléphant. La mission est claire : remplacer les 20 machinistes qui font avancer l'éléphant de Royal de Luxe par seulement trois personnes (un pilote, un mécanicien, un machiniste) pour l'éléphant de l'Île de Nantes. « J'ai commencé par étudier la marche d'un éléphant. Il n'y a pas seulement la vitesse et la cadence à gérer : on est censé voir un animal qui marche avec une allure harmonieuse, la plus bio-mimétique possible. Les pieds ne doivent pas patiner. » Le logiciel créé par Yves Rollot orchestre tous les mouvements de l'éléphant : la marche, en phase de test, mais aussi les mouvements des oreilles, de la trompe et de la queue, que le public embarqué pourra, grâce à un joystick, mettre en action.

Ouest-France

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