Édition du jeudi 19 octobre 2006
Deux compères explorateurs de formes
Pierre Orefice et François Delarozière, les deux auteurs des Machines de l'Ile de Nantes, se sont rencontrés au sein de la compagnie Royal de Luxe.Pierre Orefice, 52 ans, est né dans le bassin minier lorrain, à Saint-Avold. Diplômé de Sciences Po Paris, il s'oriente très vite vers le spectacle. En 1984, il rencontre Royal de Luxe, qui n'en est alors qu'à ses débuts. De 1985 à 1998, il en sera d'ailleurs le producteur et l'administrateur. Il crée ensuite l'association Manaüs, qui invente le concept de port végétal sur l'île Feydeau, un quartier de Nantes jadis cerné par l'eau.François Delarozière, 43 ans, fils d'une musicienne et d'un constructeur de maisons, est né à Marseille. Il y a suivi des études agricoles, avant de s'orienter vers les Beaux-Arts. « J'ai toujours dessiné, dit-il. J'ai toujours exploré le mouvement et le temps. » En 1999, il crée son association : La Machine. Dans son atelier de Blagnac, près de Toulouse, il construit alors des décors de théâtre, des manèges d'enfants, pour différentes compagnies. Aujourd'hui, il imagine du mobilier et des façades pour la ville de Calais.Les deux hommes ont lancé ensemble le concept des machines de l'île de Nantes il y a cinq ans. L'exposition des premières d'entre elles, ('Le grand répertoire'), organisée en 2003 dans les anciennes halles d'Alstom, à Nantes, a fait 160 000 entrées avant de s'exporter cette année au Grand Palais, à Paris.
Ouest-France