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NANTES 7 : récit d'une soirée peu ordinaireLundi 12 février. Le président Roussillon invite la presse à prendre un café. Derrière le percolateur se cache le plan C. Une « solution originale » comme aime à le dire l'homme lige de Dassault : un tandem. Japhet N'Doram et Michel Der Zakarian feront désormais cause commune sur les terrains de la Jonelière, dans la semaine, et sur le banc, le week-end. Impliqués dans la débâcle, le premier comme recruteur, le second comme adjoint de l'ex adjoint, les deux hommes doivent « procéder à une rupture nette et claire par rapport à ce qui se faisait jusqu'à maintenant ». Placés sur un pied d'égalité, ils doivent évidemment se montrer complémentaires. L'un incarne l'inspiration, l'autre la rigueur.
Effectivement, le ton change. Der Zakarian principalement, remue ses joueurs, les pique dans leur orgueil. Sur le banc, il donne de la voix, N'Doram apparaissant plus en retrait. Leur association débute par deux nuls (Marseille et Auxerre) puis donne l'impression de pouvoir décoller avec l'enchaînement de deux victoires à Sochaux et contre Nancy. La Coupe de France élargit ce sourire... éphémère. Mais il n'y aura pas de miracle. Avec N'Doram et Der Zakarian, le FCNA ne sera jamais sorti de la zone des relégables et s'installe même en fond de cour le 1er avril sur une défaite contre Sedan, agrémentée d'une méga boulette de Barthez. Chaque journée qui suit, Der Zakarian fredonne le même refrain : « tant que mathématiquement... » Mais le ressort est cassé. La solution du « deux en un » a échoué. Reste une question. Les pompiers sont-ils arrivés trop tard, ou n'avaient-ils tout simplement pas l'étoffe ?