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Le Tripode

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Édition du samedi 26 février 2005

Dimanche, à 10 h, le Tripode implose

Des milliers de Nantais et au-delà, assisteront, dimanche à 10 h, à la fin du Tripode. Un enterrement de première classe pour un bâtiment maudit. Un édifice altier qui, miné par l'amiante et faute de repreneurs, n'a été vendu qu'un franc symbolique à la collectivité publique. La communauté urbaine de Nantes, qui en a hérité in fine, n'a pas pu, voulu ou su, lui imaginer un avenir. Dès lors, cet immeuble pensé dans les années 60, érigé par le ministère des Affaires étrangères, - au temps du gaullisme triomphant -, ne pouvait plus qu'être voué à la démolition.

C'est une société américaine - pas un mince paradoxe, pour un édifice gaulliste ! - qui met le feu aux poudres et l'implose. Une page du paysage urbain nantais, dès lors, sera tournée. Certains regretteront le Tripode, d'autres pas. L'espace libéré, toutefois, ne devrait pas rester vide longtemps.Après le déblaiement, qui va prendre quelques mois, un Centre d'affaires européen devrait voir le jour. Nantes Métropole, bientôt, ira vendre son concept d'aménagement à Cannes, aux investisseurs immobiliers. Leurs choix - autant que ceux des élus - dessineront la silhouette de ce joli secteur de bord de Loire.

Ouest-France

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