Le costar de dandy de Mathias Malzieu a les coutures solides ! Le jedi survolté déboule en grand écart facial, se lance dans le public et remonte jusqu'en haut du Zénith en slamant sur la foule. Ça pogote dur dans un concert de Dionysos !
Coiffé en tornade, jambes sur ressort, le lutin-rockeur, entouré de sa Babette à la voix d'oiseau et sa bande d'excellents musiciens, est aussi un enchanteur. Sous l'horloge à coucou (mardi soir, le coucou s'est transformé en canari) en forme de coeur qui s'emballe quand grimpent les décibels, Malzieu est Jack, héros de son dernier album, La mécanique du coeur.
Un petit bonhomme généreux, une pile qui carbure aux cris dupublic, un chef d'orchestre à la direction magistrale. Rien de mécanique dans le show : voix lyrique sur des rythmes presque hard, Malzieu est totalement habité par sa musique. Mais il aime bavarder entre deux morceaux : son premier concert à Nantes, c'était il y a dix ans, en première partie de Dolly, il s'en souvient.
Un petit bémol : mardi soir, sur la scène du Zénith, la poésie de La mécanique du coeur et ses jolies mélodiesse sont effacées devant le rock, lourd et efficace, des précédents albums. Sortie du conte, une seule petite fée est venue le visiter, un bonbon rose à talons au fort goût de chocolat : Olivia Ruiz, la petite danseuse de rue qui fait battre la chamade au coeur de Jack.