Il n'est pas tout à fait le fils de Zeus et pourtant, sur scène, il a l'air mi-homme, mi-ovni, une sorte de boule animée qui brillerait de toutes ses facettes. Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos a l'imagination fertile et porte différentes casquettes. De l'écrivain au musicien, du chanteur au réalisateur, c'est un boulimique artistique. Dans le cadre de sa tournée pour « la Mécanique du coeur », le groupe sera de passage au Zénith de Nantes, le 6 mai. Entretien.
La tournée se passe bien ?« Débuter une tournée ce n'est jamais évident. Généralement on est fébrile, on ne sait pas ce qui nous attend, quelque part c'est excitant.
Cette année, c'est la première fois que trois musiciens supplémentaires jouent avec nous sur scène. Socialement et moralement nous sommes sur la même longueur d'ondes et le public le ressent. Et puis, pour que la magie opère nous nous donnons à 200 %.
Ce concert c'est un mélange d'hystérie-punk avec une touche de nouveauté. On en est assez fier. »
De grands noms ont participé à votre album, comment s'est passée cette collaboration ?« Je me suis mis dans la peau d'un réalisateur et j'ai choisi mes chanteurs-acteurs en fonction des personnages de mes chansons et de mon livre. J'ai contacté les artistes et ils ont tous accepté.
Ce qui est agréable c'est qu'ils viennent tous de milieu différents et qu'en même temps il y a une cohésion entre eux. »
Un livre, un album, demain le film ?« C'est en train de se faire. Luc Besson m'a contacté et nous travaillons actuellement sur le scénario. C'est un travail passionnant. J'apprends à raconter des histoires, à faire évoluer physiquement mes personnages. On fabrique et on fait vivre les acteurs de notre imagination. C'est tout ce que j'aime. »
Après l'Olympic, le Zénith, vous êtes victimes de votre succès ?« Il est vrai que nous avons évolué depuis quelques années. Dans le public, il y a ceux qui nous suivent depuis le début et puis les autres, qui nous connaissent depuis peu. Quant à l'endroit ou nous allons jouer, c'est vrai que ça change des salles intimistes. En revanche, il ne faut pas tomber dans la catégorisation «les grandes salles, c'est moins bien». Nous sommes passés au Zénith de Clermont-Ferrand et nous avons vécu un moment magique. Je préfère faire une grande salle et accueillir toutes les personnes qui souhaitent assister au concert, plutôt que de refuser des gens ! »
Propos recueillis par Ludivine BrulonDionysos au Zénith de Nantes. Mardi 6 mai à 20 h 30. Locations des places lieux habituels. En savoir plus sur :
www.ospectacles.fr