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FC Nantes-Atlantique

Édition du samedi 26 mai 2007

En gare de Lyon, tout le monde descend

Lyon - Nantes. Le FC Nantes dit au revoir à la Ligue 1 sur le terrain du sextuple champion de France. Comme un ultime clin d'oeil du destin.

« Ce n'est qu'un au revoir, mes frères, ce n'est qu'un au revoir... » Voilà l'air qui accompagne depuis peu les Canaris dans les derniers stades de l'hexagone visités, depuis que la relégation vers des terres moins hospitalières a été officialisée. Pour le FC Nantes, de fait peu habitué, après 44 ans de présence ininterrompue parmi l'élite, à jouer les souffre-douleur de ses collègues de Ligue 1, cette tournée d'adieu prend donc des allures de pensum. Et tous n'auront qu'une hâte : que M. Coué, qui officie ce soir, ne siffle les trois coups sanctionnant la fin de la rencontre et par là-même les expédie pour de bon en vacances.

Mais avant de couper avec un exercice éprouvant pour les nerfs, reste donc à bâcler les affaires courantes. Et pour remuer davantage le couteau dans la plaie, rien de tel qu'un déplacement chez le sextuple champion de France. De tous les parallèles que l'on peut effectuer, celui mettant en scène le FC Nantes Atlantique et l'Olympique Lyonnais est saisissant et en dit long sur les trajectoires empruntées par les deux clubs depuis le dernier titre acquis par le FCNA en 2001. Sommairement, cela se traduit par un « toujours plus haut » pour l'OL et par un « toujours plus bas » pour le FCNA. Résultat, plusieurs classes d'écart séparent aujourd'hui deux formations qui se tiraient la bourre en 2001 et bientôt, tout logiquement, une division. « C'est le premier contre le dernier, constate Michel Der Zakarian. Lyon, sur son terrain, va en profiter pour faire ses adieux à son public, donc on se doute que cela va être dur. À nous d'être sérieux et d'avoir de la détermination. J'aimerais bien finir sur une bonne note. » Plutôt qu'une note salée, pourrait ajouter l'entraîneur nantais, comme ce fut le cas pour les Manceaux la saison passée, étrillés 8 à 1 lors du baisser de rideau.

Une conclusion dont pourraient se passer sans peine les joueurs du FC Nantes. À commencer par Franck Signorino : « Il faut aborder ce match dans l'état d'esprit de ne pas se montrer ridicule, pour ne pas ternir une image du FC Nantes qui n'est déjà pas glorieuse. Y aller avec un esprit de professionnel et de compétiteur car même si c'est un match qui compte pour du beurre, je n'ai pas envie de prendre une pilule. On n'en a pas besoin. » Un tel dénouement, pas nécessairement dans ces proportions, est pourtant à redouter quand on jette un rapide coup d'oeil sur le groupe réduit de seize nantais amené à fouler la pelouse de Gerland. Des forfaits en cascade (Cetto, Guillon, Pierre, Das Neves, Payet, Pieroni, Vainqueur, Rossi, Faé, Capoue, Cubilier) qui font le bonheur de trois jeunes du centre de formation, Kasri, Burgot et Sio, appelés de dernière minute. Comme un avant-goût de L2 ne se priveront pas de faire remarquer les mauvaises langues.

« Ce n'est qu'un au revoir » ne devrait donc pas manquer de rappeler ce soir un public lyonnais tout à son bonheur. Un simple au revoir plutôt que des adieux, voilà ce que l'on peut souhaiter de mieux à des supporters nantais tout à leur malheur.

François TOUMINET.

Ouest-France

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