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NANTES 7 : récit d'une soirée peu ordinaireLe milieu du football, pourtant pas à une hypocrisie près, ne le lui a pas pardonné. Alors que Le Dizet était encore en poste, lui, son adjoint confondait les pages sports de notre quotidien (édition du 7 septembre), avec la rubrique petites annonces : « Si un changement (d'entraîneur) devait s'avérer inéluctable, je veux être un candidat sérieux. » Le mercredi 20 septembre, Georges Eo, l'éternel adjoint, très amer d'avoir été doublé par Amisse en 2003, est intronisé. Avec une naïveté confondante, il n'annonce « rien de nouveau pour l'instant », dans la méthode de travail. Le samedi, pourtant, ses joueurs se réveillent pour réaliser le match de leur saison. Victoire 2-1 contre Marseille, alors dauphin de Lyon, mais dont l'indice de performance va singulièrement fléchir par la suite. Pendant quelques jours, Georges Eo va marcher sur l'eau. Quelques jours seulement, car le dimanche suivant, à Auxerre où Nantes joue sans sponsor sur son maillot, la société de paris en ligne Gamebookers ayant été mise à l'index par la LFP, c'est la rechute (défaite 1-0). Michel Der Zakarian, qui a tenu le « loft » pendant l'été, est rappelé pour venir s'asseoir à côté d'Eo sur le banc. Mais rien n'y fait. Le FC Nantes ne décolle pas. Quand il se présente à Toulouse, le 23 décembre, il reste sur 7 matches sans succès et pointe au 19e rang. Georges Eo n'est déjà plus très crédible auprès de ses joueurs et de son président. Mais celui-ci sort un joker inattendu en la personne de Fabien Barthez et ressort sa flûte : « Tout le club est derrière lui (Georges Eo), moi le premier. »
À Toulouse, Nantes profite de l'opération portes ouvertes et en claque quatre. Barthez n'a pas joué mais est associé dans les mérites. À la reprise, le FCNA enchaîne contre Nice, sur un but de Pieroni, buteur tant attendu, puis replonge et touche le fond contre Valenciennes (2-5). En parlant de « Club Med », à propos des rythmes de travail, Barthez a déjà condamné Eo. Roussillon le débarque à son tour.