Waldemar Kita va voir Henri Michel cette semaine
Waldemar Kita n'a pas clairement défini les prérogatives de son futur manager général. Mais il est certain que son entraîneur sera bien encadré. : Photo Pierre Minier/Ouest Médias
En épilogue de la saison 2007-2008 ponctuée pour le FC Nantes d'une promotion en Ligue 1, le président Waldemar Kita s'est prêté à un tour d'horizon sur différents sujets afférents à sa vision du club. Extraits...
Qui sera le manager général du FC Nantes pour son retour en Ligue 1 ?
Waldemar Kita n'a rien révélé hier.
Le président se dit nullement pressé malgré l'échéance de la reprise : « Que ce soit dans un, deux ou trois mois, je ne vois pas pourquoi on se précipiterait. »
Le temps pour Henri Michel, l'un des hommes dont le profil correspond au poste, de quitter le Liban où il réside pour débarquer en France : « Je ne l'ai pas vu [...] mais je vais le voir prochainement (la rencontre devrait avoir lieu en milieu de semaine, ndlr). Est-ce que ce sera Henri Michel ou un autre ? Je pense qu'il faut voir plusieurs personnes » explique le patron de la Maison jaune.
La nécessité « d'une vision plus globale »
L'heureux élu devra avant tout tomber d'accord sur les prérogatives que son président voudra bien lui abandonner : « Certains entraîneurs ne savent pas s'adapter vite à de nouvelles situations de match. Ce que je veux, c'est quelqu'un qui puisse avoir une vision beaucoup plus globale. Mais nous définirons ensemble les contours de sa fonction au moment où nous aurons fait le choix de la personne. »
« Un joueur a besoin de reconnaissance et d'amour »
La fonction d'entraîneur moderne semble, quant à elle, plombée par une multitude de lacunes si l'on se réfère au président : « Je pense que l'entraîneur n'est pas fait pour gérer des hommes. Il est peut-être très bon technicien mais cela ne suffit plus, il faut être pédagogue. On a besoin de parler beaucoup plus aux joueurs que de leur apprendre à jouer. C'est « con » ce que je vous dis mais un joueur a besoin de reconnaissance et d'amour. »
« Je n'aurai jamais confiance en un entraîneur »
Une école de la psychologie que Michel Der Zakarian n'a pas eu le bonheur d'avoir suivi ses cours : « On joue Boulogne. On est mené 2-0 à la mi-temps, narre Kita, il y a un joueur qui s'appelle Marek Heinz qui en a pris plein la « gueule ». Ridiculiser un type de 30 ans, qui en plus n'a rien compris, devant des gamins de 20 ans, on ne fait jamais, jamais, jamais ça... »
Heureusement pour l'actuel coach, il avait obtenu la parole du président qu'en cas de montée, il serait entraîneur : « Du moment qu'on promet quelque chose, on est prisonnier. Mais quand il y a une parole, il faut la respecter. Je donne une chance en première division à l'entraîneur qui a fait descendre l'équipe de s'exprimer de façon différente, en l'encadrant. Maintenant, ça marche ou ça ne marche pas. Je prendrai mes responsabilités au moment voulu. Je peux vous le dire : je pense, sincèrement, que je n'aurai personnellement jamais confiance dans un entraîneur. » Voilà qui est « clair, net et précis » selon l'expression consacrée par Waldemar Kita.
Ambition : maintien
Les ambitions, elles, seront mesurées : « La première étape, c'est de ne pas descendre. » Un scénario inverse précipiterait sans aucun doute un départ du président et de ses hommes. Waldemar Kita se projetant dans un projet sur une période de 3 à 5 ans, un postulat qui, selon lui, a rassuré le maire Jean-Marc Ayrault.
Le moindre coup d'arrêt s'avérerait rédhibitoire.
OJLT
Presse-Océan