FC Nantes : Lusinga suspendu un an ferme !
Longtemps dans la mire de Newcastle, Aristote Lusinga, de par cette sanction initiale, voit son début de carrière sérieusement remis en question. : Photo Pierre Minier/Ouest Médias
Néo-professionnel, Aristote Lusinga (18 ans) s'est vu suspendre deux ans, dont un ferme, par la FFF suite à son expulsion à Orléans en mai dernier. Le FCN va faire appel.
Pauvre Aristote Lusinga ! À un peu plus d'une semaine de la fin de ses vacances, il a reçu une bien mauvaise nouvelle. Le voici en effet suspendu pour deux ans, dont un ferme. Le jeune et très prometteur défenseur central de la réserve, qui vient de signer professionnel fin mai pour trois ans (comme les Zelazny, Bonne, Hanni, Sasso et Nego), a pris un sacré coup sur la tête. Sonné, écoeuré, il se demande ce qu'il va devenir. À juste titre, d'ailleurs.
En fait, tout est parti du match à Orléans pour le compte de la 33e et avant-dernière journée de CFA (17 mai). Ce soir-là, alors que la quatorzième défaite du FCN (2-0) était consommée depuis l'heure de jeu, Aristote Lusinga, irrité, ne terminait pas la rencontre. Déjà averti à la 42e, il se faisait expulser par l'arbitre, Stéphane Jochem, dans le temps additionnel.
De vaines excuses
« À ce moment, expliquait-il peu après dans « But Nantes », je me suis trop vite rapproché de l'arbitre et il est resté en face de moi. Après, j'ai collé mon front contre le sien. Dès que j'ai vu que ce n'était pas un beau geste, je me suis retiré et je suis parti directement au vestiaire. Ce n'est pas très malin de ma part. »
Dans les jours qui suivirent, le natif de Nantes faisait son mea culpa via une lettre adressée en bonne et due forme à la commission de discipline de la fédération française.
« J'ai dit que je m'excusais d'avoir agi comme ça. Je sais ce que j'ai fait. J'ai pété les plombs. Je n'ai pas réussi à me calmer. »
Un mois plus tard, force est de reconnaître que les excuses en question n'ont pas servi à grand-chose puisque l'international a appris, vendredi, la décision de ladite commission de le suspendre deux ans - dont un ferme - pour « coup de tête à officiel. » Le tout assorti d'un point de pénalité à l'équipe, de toute façon reléguée en CFA2.
« C'est inacceptable ! »
Du côté du club, la sanction, c'est le moins que l'on puisse dire, ne passe pas.
« On fait appel, bien sûr, tonne Claude Robin, le directeur général délégué de la Maison jaune. La sanction est énorme. Surtout que l'arbitre avait fait un rapport correct. Malheureusement, il a été très dur durant l'audition. Notre avocat, Me Klatovsky, nous a dit qu'il n'avait jamais vu un tel revirement entre le rapport et l'audition. On ne peut pas laisser passer ça, c'est inacceptable ! C'est trop grave. Et puis, c'est impensable de faire ça à un gamin qui vient de passer pro... »
Cela sera-t-il suffisant ? Rien n'est moins sûr.
À la Jonelière, en tout cas, on espère que la sanction sera réduite de manière significative. Histoire de ne pas hypothéquer la carrière de l'un des plus beaux fleurons de la formation nantaise.
Jean-Yves Queignec (avec JLG)
Presse-Océan