FC Nantes Waldemar Kita : « Maintenant, j'attends des résultats... »
Waldemar Kita, ici lors de la présentation de Michael Gravgaard, peut avoir le sourire. Le président nantais a en effet réussi tous les transferts qu'il avait annoncés. : Photo JLG
Satisfait du recrutement, désormais bouclé avec la signature de N'Daw, Waldemar Kita attend désormais que les joueurs et le staff tiennent leur rôle. Intransigeant, le président nantais ne laissera rien passer.
Retrouvez ici notre dossier spécial sur le FC Nantes
Réagissez à cet article
Guirane N'Daw est-il la dernière recrue de cet été ?
« Oui, tout à fait. C'est déjà pas mal, non ? »
Au bout du compte, vous avez obtenu tous les premiers choix que vous désiriez...
« Cette fois, ça a réussi. Peut-être que la prochaine fois, ce ne sera pas le cas. Honnêtement, je suis content. J'ai fait tout ce que j'avais annoncé. Maintenant, j'attends des résultats. Les gros morceaux (les recrues importantes, ndlr), désormais, il faut qu'ils répondent. »
Quel a été le dossier le plus dur à finaliser ?
« Oh, ils étaient tous compliqués ! Entre le Danois (Gravgaard), le Croate (Klasnic) et puis Sochaux, n'en parlons pas... N'Daw, c'était complexe, avec une atmosphère bizarre. À un certain moment, il faut arrêter, être logique, intelligent, tout en ayant le sens des affaires. »
« C'est devenu fou »
Qu'avez-vous appris de cette période des transferts ?
« Je n'avais pas imaginé que ça pouvait être devenu aussi fou que ça. Salaires, transferts, tarifs, c'est devenu insensé. Dès lors, il faut vraiment savoir ce qu'on veut. En face, on n'a pas toujours des gens spécialisés en affaires. C'est plutôt un business bizarre. Je ne travaillais pas de cette façon-là jusqu'à présent. Il va falloir que je m'habitue. »
Vous avez fait preuve de pugnacité, de persévérance...
« C'est peut-être ma personnalité qui veut ça. Lorsque j'ai envie de quelque chose, qui me plaît, je vais jusqu'au bout. »
Grosso modo, vous avez dépensé environ 10 M € ?
« Je n'ai pas à vous le dire. Ce n'est pas la somme qui compte, ce qui compte, c'est la suite. »
Globalement, les supporters, réticents à votre arrivée, sont en train de changer d'avis. Ils trouvent le recrutement bon...
« Je ne peux qu'être satisfait. Il est normal que les gens me regardaient un peu... Ils voulaient voir ce dont j'étais capable. Je le répète : je serai jugé par les actes et les résultats. En tout cas, j'espère qu'on ne me reprochera pas de ne pas avoir fait mon boulot. »
« Norbert est venu pleurer dans mon bureau »
A contrario, l'une de vos dernières missions consiste à dégraisser l'effectif...
« C'est vrai. Pour bien faire, il faudrait faire partir entre dix et douze joueurs. »
Êtes-vous optimiste ?
« De toute façon, je n'ai pas le choix. Il fallait compléter l'effectif en place.
« Si, il y a quelques mois, les joueurs voulaient partir, aujourd'hui, tout le monde veut rester. Parce que le projet est intéressant.
« Ils voient que ça bouge, qu'il y a un patron, une organisation. Ils se disent : « On est très bien. » Dans un tel contexte, pour tout footballeur, c'est un plaisir. »
Un joueur est-il en partance ?
« Il faut que je fasse le point avec Christian Larièpe. Certains joueurs veulent profiter des circonstances et prendre de l'argent avant de partir. Comme Norbert. Il est venu pleurer dans mon bureau, comme quoi il n'avait pas de club, qu'il allait être au chômage (après la résiliation de son contrat, ndlr)... Et le lendemain, il signait au Havre ! C'est vicieux. Il m'a bien eu. »
« Cette saison, je ne lâcherai pas le morceau »
Aurélien Capoue va-t-il partir ?
« Pour le moment, Capoue démontre ses qualités sportives, peut-être meilleures que la saison dernière. On l'encadre avec des gens compétents. La concurrence, aussi, est là. Une espèce de loyauté sportive est en train de s'installer. S'il faut garder 3-4 éléments de plus, avec un bon esprit, ce sera avec grand plaisir. »
Et quid de Bagayoko ?
« Il doit se préparer. Il est dans l'effectif. Après, on verra ce qu'on fait. »
Si tous deux ont une bonne conduite (extra-sportive), cela pourrait-il changer la donne ?
« Tout peut changer la donne. Mais il faut qu'ils suivent les règles en étant respectueux de tout le monde (partenaires, staff, direction). On ne vient pas à l'entraînement pour se regarder mais pour s'entraîner. On est payé pour ça. Si on n'est pas professionnel, « on » n'a rien à faire chez nous. L'an passé, venant d'arriver, il y a beaucoup de choses que j'ai laissées... Cette saison, je ne lâcherai pas le morceau. »
Un mot à ajouter ?
« S'il y a 30 ou 35000 spectateurs tout de jaune vêtus devant Monaco (16 août), ce sera une partie réussie. J'ai fait mon travail. Maintenant, que chacun fasse le sien... »
Recueilli par Jean-Yves Queignec
Presse-Océan