+ Pour tout savoir sur l'épopée de Carquefou, rendez-vous dans notre dossier spécial !Le public nantais reste un enfant gâté malgré la descente en Ligue 2. L'OM et le PSG ont déjà fait un détour par le stade de la Beaujoire cette saison. Le club de la capitale a même pris un abonnement. Après un 16
e de finale victorieux (3-1) le 2 février dernier face au coriace Poiré sur Vie (CFA 2) dans l'enceinte nantaise, l'équipe de Paul Le Guen viendra défier les « géants » de l'USJA Carquefou (qui ont déjà terrasser une Ligue 2 : Gueugnon, et deux Ligue 1 en course pour la Ligue des Champions : Nancy et Marseille) dans leur nouveau jardin.
« La coupe, c'est magique. On enchaîne les grands clubs français. On a réussi un gros coup face à l'Olympique de Marseille, mais il faut rester lucide. Nos chances restent les mêmes. Elles ne dépassent pas 1% », coupe Denis Renaud, l'entraîneur de l'USJA. Le cerveau carquefolien prévient tout excès d'optimisme.
« Dans un premier temps, si on oublie nos qualités et qu'on se voit plus beau qu'on ne l'est, on risque de chuter en championnat. » Ils ont dit :
Denis Renaud (entraîneur de l'USJA) : « Le PSG, c'est une nouvelle cerise sur le gâteau. On veut rééditer notre performance par un contenu intéressant. Ce serait surréaliste de penser à la demi-finale. Si on oublie le championnat, on est morts. Je suis hyper heureux de retrouver le public de la Beaujoire. Le stade sera comble. Que le PSG aligne ses titulaires ou une équipe-bis, ça reste une équipe talentueuse. »
Sébastien Le Paih (capitaine de l'USJA) : « J'ai regardé le tirage avec Alban (Joinel), avec Christophe Le Tutour et Bagdad Sehla. On a tous eu la même réaction. Notre premier souhait était de recevoir. Le deuxième, c'était d'accueillir un club prestigieux. »
Bagdad Sehla (milieu de terrain) : « Notre seule exigence était de jouer à la Beaujoire. On est hyper contents de revivre ces émotions, car tout est allé trop vite contre l'OM. C'était tellement inattendu. Pour savourer pendant le tour d'honneur, on faisait deux pas en avant, et huit en arrière. On espère être de nouveau portés par cette énergie qui se dégage des tribunes. »
Alban Joinel (gardien de but) : « C'est fabuleux. On craignait de s'exiler. On va refaire la fête avec le public de la Beaujoire. Avec le recul, je me dis qu'on n'a pas assez savouré face à Marseille. On aurait dû fermer la porte du vestiaire pendant deux minutes pour rester entre nous avant d'ouvrir aux médias. Avec notre succès sur l'OM, on a tué l'effet de surprise. On est à découvert. Le charme continue d'opérer, mais on n'a pas plus d'un pour cent de chance. »
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