Football : Pas de huis-clos pour le FC Nantes
Le FC Nantes s'en tire à très bon compte devant la commission de discipline de la LFP : un match à huis clos avec sursis et pas d'amende. : Frédéric Girou
Le FC Nantes s'en tire à très bon compte devant la commission de discipline de la LFP : un match à huis clos avec sursis et pas d'amende.
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La commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel a parfois de drôles de réactions. Passe encore qu'elle accorde match gagné sur tapis vert au TFC dans l'épineux dossier de l'arrêt définitif à trois minutes du coup de sifflet du Nantes-Toulouse de samedi dernier. Elle n'a fait que suivre les articles 335 et 307 qui stipulent « match perdu par pénalité au club dont la responsabilité est établie. Un match perdu par pénalité entraîne le retrait des points auxquels l'équipe aurait eu droit [...]. L'équipe déclarée gagnante bénéficie des points du match et du maintien des buts qu'elle a éventuellement marqués au cours de la partie. » Par conséquent, le score entériné est donc de 0-0. En revanche, le camp nantais s'attendait à écoper d'une sanction pour l'envahissement de la pelouse, allant d'une suspension de terrain à une forte amende. Ni l'un, ni l'autre. La LFP n'a pas voulu accabler un club déjà frappé d'une descente en L2. Le FCNA s'est vu sanctionner simplement d'un match à huis clos avec sursis. « Une décision qui nous arrange » pouvait confier au micro d'Hit-West, le président Rudi Roussillon, du voyage à Paris tout comme Jean-Luc Gripond (présent dans les murs de la LFP pour une réunion de la commission Marketing), Luc Delatour, le directeur des compétitions et Françis Lunel, le responsable sécurité (ont également été auditionnés le président toulousain, Olivier Sadran et le délégué de la rencontre, Jean-Paul Gréaud). Quelques minutes avant de venir s'expliquer devant la commission présidée par Jacques Riolacci, les dirigeants nantais avaient en effet eu vent d'une possible amende de 100 000 euros. « Cette décision va nous permettre de mieux préparer la saison prochaine. Commencer en L2 avec un match à huis clos était une perspective qui nous aurait déplu, de même une sanction financière aurait été difficile à supporter. » Dans un échange, qui aurait duré selon le président Roussillon une heure, le FCNA a su vendre ses arguments : « Le fait que nous n'ayons jamais connu de problèmes de ce genre au préalable, que nous ayons de bonnes notes en matière de sécurité et de tenue des rencontres a joué en notre faveur. Luc Delatour a présenté un dossier bien préparé et Francis Lunel a rappelé la chronologie de la semaine et les différentes démarches entreprises par le club lors de la réunion préparatoire. Des mesures prises en compte, seulement pour une partie par les éléments extérieurs. » L'occasion pour le FCNA de rappeler très certainement que la LFP était informée dès lundi d'un possible envahissement du terrain. Lors de cette réunion, son délégué, en l'occurrence Jean-Paul Gréaud, avait notamment validé l'idée de placer les forces de l'ordre en attente et de les faire intervenir seulement pour protéger le tunnel technique en cas d'intrusion. Quelques minutes auparavant, la même commission avait sanctionné le Stade Rennais de 7 000 euros d'amende pour usage d'engins pyrotechniques... De quoi faire sortir de ses gongs, Pierre Dréossi, le coach rennais. « C'est un arrangement entre amis. » C.D
Ouest-France