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Festival Juste pour rire

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Édition du dimanche 13 avril 2008

Foresti, une marraine montée sur ressorts

Après une pause-bébé, Florence Foresti est la marraine de Juste pour rire. L'occasion de présenter un spectacle inédit. Et d'interpréter L'abribus, une pièce de théâtre irrésistible.

No pasaran. Ce soir-là au théâtre de la Gaîté Montparnasse, l'accès à la loge de Florence Foresti est gardé par un molosse. Sans sésame, point de salut. Bouquets de fleurs en main, plusieurs fans se font rembarrer. Gentiment, mais fermement. « Elle est vraiment devenue une star... », lâche Aurélie, un peu déçue.

Florence Foresti accuse le coup : « J'aime avoir un contact direct avec les gens et je vis assez mal cette espèce d'inaccessibilité. Mon entourage prend parfois trop de précautions pour me protéger. C'est la rançon de la célébrité. Mais peut-on faire autrement ? J'ai déjà essayé de répondre à toutes les sollicitations. C'est impossible. On s'épuise... »

En à peine cinq ans, Florence Foresti est l'humoriste qui monte, qui monte. Le public raffole de cette drôle de Lyonnaise au rire canaille, « à l'humour bouledogue un peu rentre-dedans » et au CV plaqué or : 34 ans, un one-woman-show qui a rempli les Zénith de France et de Navarre. Un DVD de son spectacle écoulé à 500 000 exemplaires. Des parodies cultes de Ségolène Royal ou Isabelle Adjani, en tête des chargements sur You Tube. Des rôles prometteurs au cinéma : « Si c'était lui », sorti en décembre 2007, ou « Mes amis, mes amours » dans les salles en juin. « Tout cela n'est pas tombé du ciel, rappelle Florence Foresti. J'ai bossé pour en arriver là. Cela fait quand même dix ans que je fais de la scène... »

Pas de Mme loyale potiche

Après une pause bébé (sa petite fille Toni est née en juillet 2007), Florence s'essaye à un autre registre, le théâtre, avec « L'abribus » une pièce de et avec son ami Philippe Elno. « C'est un exercice très fatigant. La Gaîté Montparnasse est un petit théâtre. On joue sans micro en étant très proche du public. C'est une sorte de mise à nu. On ne peut absolument pas tricher... » Un petit moment de silence et la comédienne poursuit : « En fait, je préfère le one-woman-show. C'est vraiment mon truc. Le public est carrément mon partenaire de scène. C'est lui qui m'oriente. Qui décide des répliques que je garde ou pas. Au théâtre, les gens dans la salle ont plutôt un second rôle. »

Pour la troisième édition de Juste pour rire, dont elle est la marraine, Florence Foresti s'est remise au travail. Une épreuve pour cette angoissée permanente. « Pas question pour moi d'être une Madame loyale potiche qui se contente de présenter. J'ai écrit des petits sketches inédits que j'interpréterai avec des artistes avec qui j'ai une complicité. Qui méritent d'être connus. Ou qui sont des amis d'enfance... »

Thème du spectacle ? « Les hommes et les femmes. Leur difficulté à se comprendre. » Des noms d'artistes ? La liste n'est pas close : Stéphane Rousseau, Manu Paillet, Michaël Grégorio, Elisabeth Buffet et les fameuses Taupes modèles avec qui elle a débuté avant de se lancer sur scène en solo. Reconstitution de ligue dissoute ? Florence éclate de rire : « On va se rabibocher pour deux soirs... »


« Les galas Juste pour Nantes ». Jeudi 17 et vendredi 18 avril à 21 h. Salle Le Celest. Cité des congrès de Nantes. Complet.

Ouest-France

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