L'aménagement de l'Île de NantesBernard Liot, le nouveau site nantais de France Bleu, sur l'île de Nantes, est-il le signe d'une ambition plus forte sur le Grand Ouest ?
Ce nouveau siège en bord de Loire, sur l'île de Nantes, réunit la délégation Grand Ouest de Radio France, FIP, l'atelier de création radiophonique, un service communication. En tout, 65 personnes réunies sur le plus important pôle régional de France Bleu, soit 440 000 auditeurs quotidiens. Notre superbe plateau a vue sur Loire. Nos locaux sont désormais visibles, ouverts sur la ville, et s'inscrivent dans le grand pôle multimédia nantais.
Identité bretonne et ligérienne ont-elles le même poids ?
Nous « couvrons » les deux Bretagne avec deux radios (à Quimper et Rennes) qui épousent bien le paysage. Notre identité « ligérienne », elle, commence par radio Mayenne, où j'ai travaillé il y a 26 ans avec Daniel Hamelin. Aujourd'hui, nous sommes présents à Nantes et en Vendée. Ajoutons que nos journalistes sont tous correspondants des chaînes de Radio France. Si l'on cumule, cela fait mille sujets par an pour tout l'Ouest. Rien qu'à Nantes, 300 à 400 sujets sont réalisés chaque année.
France Bleu est en concurrence avec les grandes radios d'information. De leur côté, ça phosphore dur. Et chez vous ?
Nantes est la seule ville où les quatre premières radios nantaises sont des généralistes : France Inter, France Info, RTL et Europe 1. France Bleu Loire Océan occupe la cinquième place avec 118 000 auditeurs (9,8 % d'audience). Alors oui, ça phosphore. Nous utilisons les outils modernes, SMS et Internet, pour permettre aux auditeurs de réagir. Nous commentons les résultats sportifs dès la sortie de terrain. Nous jouons davantage le direct dans la matinale et dans la tranche 16 h 30-18 h, quand les gens sont dans les embouteillages.
L'émission Tous Ensemble de Patrick Sabatier, dans une tranche horaire sensible (entre 12 h 30 et 14 h), va-t-elle bien dans ce sens ?
C'est une émission étendard. Il est plus facile d'en fournir une à 41 stations que d'en fabriquer quarante et une différentes sur place. Les huit délégués régionaux, dont je fais partie, se réunissent chaque mois avec Michel Meyer [directeur de France Bleu] pour une session de remue-méninges. Nous avons pris plusieurs décisions, comme celle de fixer les rendez-vous d'info locale aux heures pleines, dès 6 h. Nous avons divisé par quatre la part musicale dans la tranche 6 h-9 h. France Bleu va vraiment au contact avec ses concurrentes généralistes. Ce qui nous permet de nous classer en seconde position des grandes villes du réseau France Bleu après Marseille.
Vos projets sur le Grand Ouest ?
Nos bureaux de Vannes seront opérationnels fin 2007. Nous allons ouvrir une fréquence à Angers en 2007 et nous visons la même chose en Sarthe en 2008. L'objectif est d'avoir des journalistes dans chacun des neuf départements de l'Ouest en 2008.
Recueilli par Daniel MORVAN.