Édition du mardi 28 novembre 2006
Gestion, budget, passerelle, vestiges, lumières...
Qui a fait quoiC'est la communauté urbaine qui est maître d'ouvrage, le cabinet d'architectes Chaix & Morel et associés s'est chargé des plans, Les Constructions métalliques de Paimboeuf ont posé les charpentes, le génie civil revient à la société Demathieu et Bard, les terrassements ont été réalisés par la Screg Ouest, l'étanchéité par Axima AG et la conception acoustique a été confiée à Peutz et associés. Un budget de 34 millions d'eurosUne des raisons de la construction du Zénith à Saint-Herblain était la possibilité d'obtenir des financements européens qui s'élèvent à 3,8 millions d'euros sur un budget total de 34 millions d'euros. Le reste de la facture se partage entre Nantes Métropole qui débourse 23,5 millions d'euros, l'État qui participe à hauteur de 2,6 millions d'euros ; le conseil régional, 2,6 millions d'euros ; le conseil général, 1,5 million d'euros ; le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, 15 000 € et la ville de Saint-Herblain, qui a donné les terrains. Passerelle métallique Dans le projet initial, il avait été prévu qu'une passerelle métallique permettrait de rejoindre le Zénith à partir des zones de stationnement d'Atlantis. Outre l'apport considérable de places de parking, la passerelle permettait aussi de rejoindre la salle de spectacles à partir de la ligne 1 du tramway. Toutefois, cette passerelle semble rencontrer de sérieux problèmes de conception, de positionnement et de coût. Il faudra attendre 2007 pour que celle-ci soit installée, mais il a aussi été envisagé de creuser la route pour créer un accès direct au Zénith, par-dessus.Vestiges culturels Les travaux réalisés en bordure du Zénith ont permis de mettre à jour des vestiges gallo-romains (IIIe et IVe siècles) et du moyen-âge (VIIe et XIIe siècles). Il s'agirait des restes d'un petit sanctuaire gallo-romain. L'ensemble de ce secteur est d'ailleurs identifié comme un site de passage des Romains. Pas de traces en revanche d'une salle de spectacle « César ».En lumièreLa scène est capable d'afficher des mensurations à la mesure du lieu : 44 mètres sur 30. Mais c'est avec la mise en lumière que l'objet va donner toute sa mesure. En veille, la grande façade aérienne sera animée par un jeu complexe de rétroprojections et de lumière. « Une place majeure est faite à l'emploi des phénomènes optiques et lumineux, des illusions de lumière et de mouvement », explique l'architecte Philippe Chaix.
Ouest-France