Ghislain Gomart s'en va : « Il a fallu avaler quelques couleuvres »
Ghislain Gomart rejoint le FRS 75 et laisse le soin au président et délégué départemental, David Chauvin et Xavier Coupry, de poursuivre le développement du mouvement en Loire-Atlantique.
Délégué régional du mouvement de Christine Boutin, Ghislain Gomart a fait hier devant les adhérents ses adieux au FRS 44, au terme de six années d'engagement. Il rejoint Paris où il est conseiller de Jean-Louis Borloo.
Arrivé à Nantes il y a six ans, Ghislain Gomart s'est aussitôt engagé dans la création d'un comité de soutien à la candidature de Christine Boutin à l'élection présidentielle.
Cheville ouvrière de la création de son parti, le FRS (Forum des républicains sociaux) en Loire-Atlantique, il n'a eu de cesse de le développer.
Le FRS revendique aujourd'hui 754 adhérents et compte bien, à l'automne, placer quelques-uns des siens parmi les délégués de circonscription de l'UMP.
Pourquoi quittez-vous Nantes pour Paris ?
Pour des raisons professionnelles. Je suis conseiller auprès de Jean-Louis Borloo, ministre chargé de l'Environnement, après avoir été conseiller technique en charge des relations avec les acteurs du développement durable.
En octobre il y aura le débat sur la loi de programme du Grenelle de l'Environnement et la loi d'application, puis la loi de finance.
Quel bilan tirez-vous de votre engagement lors de ces six années passées à Nantes ?
Cela a été très exigeant et prenant. Il a fallu avaler quelques couleuvres. Il est toujours plus facile de parler d'union que de la réaliser.
L'UMP aurait gagné à être plus ouverte et à laisser plus de place à des personnalités venues de l'extérieur. On aurait pu faire beaucoup mieux ensemble. On a loupé des échéances. La droite nantaise ne serait pas dans cet état, avec le plus mauvais score enregistré à Nantes.
Chacun a sa part de responsabilité mais il n'y a pas eu d'alternative suffisamment unie pour avoir le support électoral nécessaire.
Que va devenir l'association d'opposition Génération Nantes ?
Nous allons la dissoudre. Elle avait clairement pour objectif l'union de la droite et du centre. Certains n'ont pas eu ce souci.
N'avez-vous pas été trop naïf dans vos relations avec l'UMP locale ?
Je tourne la page sur un bilan ambivalent. Le FRS s'est très bien développé en Loire-Atlantique. Mais l'union n'a pas été réalisée.
Ce n'est pas de la naïveté que d'essayer de croire que l'on peut faire quelque chose dans ce sens.
Pour de nombreux candidats, l'antériorité historique a été privilégiée.
Il faut changer de personnes et de génération. La défense des intérêts personnels fait que l'on ne prend pas le risque de choisir des gens qui peuvent entrer en concurrence. Si on coupe la tête de celui qui sort du lot, on n'est pas dans une logique de reconquête du Conseil général ou la Ville.
Quel sera votre engagement au sein du FRS à Paris ?
Je reste secrétaire national chargé du développement durable. Je compte prendre des responsabilités au sein du FRS 75 et voir comment mettre en place un nouveau président départemental. Il y a des échéances électorales.
Je n'abandonne ni mes convictions ni mon engagement politique.
Propos recueillis par Éric Cabanas
Presse-Océan