Goussé : « Ne pas être le sixième attaquant »
Nicolas Goussé, ici avec David De Freitas, peut avoir le sourire et exulter. Il a réalisé une saison pleine. : Photo Pierre Minier/Ouest Médias
Auteur d'une saison pleine avec dix buts à son actif, Nicolas Goussé, comme bon nombre de ses partenaires, se pose des questions quant à son avenir.
Retrouvez ici notre dossier spécial sur le FC Nantes
En inscrivant votre dixième but face à Guingamp (1-1), vous rejoignez Bagayoko en tête des buteurs du club...
« Oh, ça, c'est anecdotique ! Certes, ça fait plaisir : quand on est attaquant, on a toujours envie de marquer. Et puis, ça faisait quand même un petit moment que je n'avais pas trouvé le chemin des filets... Ça me tenait à coeur de bien finir la saison à domicile. D'ailleurs, sur ces dix buts, j'en ai mis neuf à la Beaujoire. »
À Reims, vous allez vous « tirer la bourre » avec l'international Malien ?
« Non. Je ne vais pas dire qu'on n'y pense pas mais, je le répète, ça reste anecdotique. Quand je pense à la situation dans laquelle j'étais il y a un an... Je voulais simplement retrouver le chemin des buts, des terrains. »
Si on vous avait dit, l'été dernier, que vous vous apprêtiez à vivre une telle saison...
« J'aurais signé de suite. Je me souviens avoir dit à mon arrivée que j'essaierais de marquer dix buts. L'objectif a été atteint. Même si on a toujours envie de faire mieux. Mais ce n'est pas fini, il reste encore un match. »
« Je peux donner un bon coup de main »
En fait, vous devez tout cela à Xavier Gravelaine...
« C'est exact. Je le remercie. Sans lui, c'est sûr, je n'en serais pas là. Je suis content et fier de lui avoir renvoyé l'ascenseur. »
Évoquons l'actualité. Est-il prévu que vous rencontriez prochainement les dirigeants ?
« Non, pas pour l'instant. J'espère que ce sera fait avant les vacances, ce serait sympa. Je ne suis toutefois pas dans la même situation que l'année dernière. J'ai encore deux ans de contrat. »
Quel est votre souhait ?
« Rester ici, où je me sens super bien, mais ne pas être le sixième ou septième attaquant. Car ça ne sert à rien (sourire). Je n'ai pas envie de jouer en CFA. Je vais voir s'ils comptent sur moi pour être du prochain effectif.
Si on me fait savoir que non, évidemment, j'irai chercher ailleurs. Globalement, je ne pense pas que beaucoup de joueurs soient fixés sur leur avenir. Ça reste un peu flou... »
Vous n'êtes pas sans savoir qu'ils recherchent un ou deux gros attaquants...
« En effet. On s'attend à ce qu'il y ait du changement. De toute façon, il y a de la concurrence dans tous les clubs. Je sais que je ne partirai pas titulaire mais je pense que je peux donner un bon coup de main à l'équipe. Maintenant, ce sont les dirigeants qui décident. »
« Je ne vis pas que pour moi »
Êtes-vous prêt à évoluer avec Liedson ou Ilan ?
« (rire) Je suis prêt à jouer avec tout le monde... »
Plus sérieusement, après avoir été un joueur clé cette saison, n'est-ce pas frustrant de se retrouver dans une situation aussi incertaine...
« C'est comme ça. Je le prends désormais... Dans le foot, ça va hyper vite. Passé la trentaine en France, on s'aperçoit que c'est un peu plus difficile. Mais ça fait partie du jeu. C'est sûr, on se pose quelques questions quand même. Je ne vais pas vous dire que je suis tranquille même si, au niveau contractuel, je le suis. »
Vous avez certainement envie de stabilité...
« Tout à fait. C'est surtout ça. Je ne vis pas que pour moi. J'ai des enfants (deux garçons de 3 et 6 ans) scolarisés.
L'aîné a fait pas mal d'écoles depuis qu'il est né. Ce n'est pas évident pour eux. Là, il se sent super bien. Les petits sont fous quand ils viennent au club ou voient la fête. Ils s'épanouissent aussi à travers le foot. Ça, c'est génial ! »
Recueilli par Jean-Yves Queignec
Presse-Océan