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Carnaval de Nantes

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Carnaval de Nantes 2008

Édition du jeudi 17 avril 2008

J - 3 : compte à rebours pour les carnavaliers

Derniers préparatifs du char « On n'est pas des Gros Nouilles » qui défilera dans le Concertodes Animaux. Rencontre avec l'équipe des Pat'Artsort.

« On passe aux bureaux », Damien Rolland lâche son pinceau un instant pour parler de l'univers des carnavaliers, côté coulisse. Une table, des casiers pour les bénévoles qui s'affairent sans relâche sur le char.

Dans les dédales de l'atelier, chaque équipe possède un petit coin où souffler un peu : « Je parle en heures maintenant ! Nous sommes une dizaine à nous relayer de 8 h à 2 h du matin tous les jours. Le stress est palpable, moralement et physiquement. Les finitions prennent toujours plus de temps que prévu : j'ai passé tout l'après-midi à peindre la tête de la grenouille. Mais on sera prêt à temps, comme toujours ! Quitte à donner quelques coups de pinceau à 6 h ou pendant l'avancée du char vers le point de départ du défilé ! »

Damien, 25 ans, employé à Nantes Métropole, a débuté en tant que porteur de drapeau à 12 ans. L'année d'après, il mettait la main à la pâte sur la construction d'un char. Depuis, la passion est restée intacte : « C'est comme une drogue. J'avais arrêté deux ans, et puis un jour je suis repassé, et c'était reparti ! J'ai enfilé une blouse et roule ! » Ici, chacun touche à tout : pas besoin d'être soudeur ou menuisier. On apprend sur le tas. Des étudiants côtoient des retraités ou des salariés qui ont pris des vacances pour l'occasion. Comme aime à le rappeler Pierrot : « On vient ici pour loisirer. » Ouvert à tous, le monde des carnavaliers possède son propre langage, ses propres rites. « 35 bénévoles ont été traditionnellement baptisés cette année, après la journée portes ouvertes du 6 avril. Il y avait longtemps qu'on n'en avait pas eu autant ! », s'enthousiasme Damien.

Le char de cette année est dédié à Jacques Marchand, un des fondateurs des Pat'Arsort. Il se monte depuis octobre. « On commence par trouver des idées en fonction du thème, en demandant conseil aux couturières. Pour les personnages, je chope des idées un peu partout. L'escargot par exemple : l'inspiration m'est venue en regardant un épisode du dessin animé Bob l'éponge. Une fois la maquette validée, les gros travaux commencent dès janvier. » À partir de là, tout s'accélère : « Notre hantise c'est la taille du char : il faut qu'il puisse sortir du hangar ! Cette année, on a de la marge, on n'aura pas besoin de dégonfler les pneus pour passer ! »
Ouest-France

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