L'Institut d'études avancées ouvre en janvier 2009
Situé sur le site du stade Marcel-Saupin, l'Institut d'études avancées recevra ses premiers chercheurs en janvier 2009.
Nantes Métropole adhère à la fondation pour l'Institut d'études avancées et verse 450 000 € pour la première année, en 2009.
« Il s'agit de faire de l'Institut d'études avancées (IEA) de Nantes Métropole la « Villa Medicis » des scientifiques », s'enthousiasme Yannig Guin, le délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche de Nantes Métropole. La formule est osée, elle n'en est pas moins assez conforme à l'esprit de l'établissement, qui ouvrira en janvier2009, avec comme objectif la recherche dans les sciences du social, voire de l'humain.
« C'est la première fois depuis 1963 que l'État accorde ce statut à un établissement de recherche en sciences sociales. L'ambition de l'institut est de contribuer à ouvrir les sciences de l'humain à d'autres points de vue que celui de l'Occident, au lieu de considérer les autres comme des objets d'études ou comme terre de mission. C'est un lieu d'apprentissage mutuel. » Ainsi l'IEA est destiné à être un lieu de rencontres et d'échanges entre chercheurs du nord et du sud, « et leurs travaux serviront à l'ensemble de la communauté ».
Cette idée avait été soutenue dès 2001 par le Conseil national du développement des sciences, et la communauté urbaine de Nantes est la première a s'être engagée dans ce projet d'institut. Trois autres IEA, dans des domaines différents, sont également en cours de création à Aix, Lyon et Paris.
Une pépinière de liens
Un groupe de dix-sept chercheurs en histoire, droit ou sociologie, inaugurera cette expérience l'année prochaine. Scientifiques, artistes ou journalistes venant du Burkina-Faso, d'Allemagne, d'Italie, des États-Unis ou d'Inde, ils travailleront sous le même toit pendant plusieurs mois. « Ce sera un lieu d'apprentissage mutuel, une pépinière de liens et de collaborations futures. »
Afin de se donner plus de souplesse, l'IEA est juridiquement une fondation reconnue d'utilité publique, ce qui lui permet des financements provenant aussi bien des entreprises que des particuliers. C'est Véolia par exemple qui fournira le capital initial, Suez offrant pour sa part les premières chaires. Il reste que la collectivité participe aussi au financement dans des proportions notables.
Outre la construction du bâtiment en lieu et place d'une des tribunes du stade Marcel-Saupin, le soutien de Nantes Métropole se concrétise par une convention annuelle de 450 000 €. À terme le budget de l'Institut d'études avancées devrait atteindre les deux millions d'euros, « en vitesse de croisière ».
Ouest-France