L'auto-partage Marguerite fleurit en ville
La première station de voitures en libre-service a été inaugurée hier parking Duchesse-Anne. La ville espère 1 000 abonnés avant la fin de l'année.
Le tram, le Busway, bientôt Bicloo, le nouveau système de vélo en libre-service et dès à présent Marguerite, la voiture qui se partage ; en matière de transports, les Nantais ont l'embarras du choix. Parole de maire. « L'objectif est d'offrir une diversité de possibilités aux usagers pour se déplacer », fait valoirJean-Marc Ayrault.
Il faut dire qu'à l'heure où le pouvoir d'achat n'a jamais fait autant parler de lui, quitte à se serrer la ceinture, autant ne pas s'encombrer des frais d'entretien d'un véhicule, du parking, de l'essence, de l'assurance... Sans compter, que trouver une place en centre-ville s'apparente de plus en plus à une chasse au trésor et que les voitures, ça pollue !
9,90 € par mois
À partir de ces constats et de celui que 70 % des déplacements quotidiens ne dépassent pas les 5 km, la ville de Nantes, la société Sepamat, leaders de la location de véhicules à Nantes, et Transdev, en charge de la gestion du réseau de transports collectifs de la Ville ont décidé d'implanter Marguerite.
Ce système d'auto-partage propose aux citadins de louer à la demande, le temps d'une sortie ciné ou d'une course. Tout a été pensé pour que l'usager ne s'éloigne pas au-delà de 50 km autour de la ville et ne dépasse pas les 24 heures de location, faute de quoi, la balade ne serait plus vraiment rentable.
Pour 9, 90 € par mois et à partir de 0,39 € le kilomètre (plus les frais d'inscription : 100 € et le dépôt de garantie : 150 €), les particuliers empruntent Marguerite après réservation, par internet, téléphone ou en agence. Le nettoyage du véhicule est quant à lui assuré par des petites mains une fois par semaine, qui veillent aussi à l'entretien. Pas de frais supplémentaires non plus si Marguerite a soif de carburant, une carte de crédit à l'intérieur de la voiture invite les usagers à faire le plein.
Mais qui dit partage, dit aussi inconvénients. Quelle que soit la station de départ, le véhicule devra à l'arrivée retourner d'où il vient. Onze stations sont opérationnelles depuis hier avec 2 à 3 voitures disponibles pour chacune d'entre elles mais pour l'instant seulement intra-muros (Gare sud, Duchesse Anne, Commerce, Baco, île Feydeau, place Delorme, Hôtel de ville, place Bretagne, 50-Otages, Gare-maritime, Cité des congrès).
Suggérer les futures stations
Pour ceux qui habitent en périphérie nantaise, il faudra donc attendre encore un peu pour aller dîner en Marguerite dans le centre-ville. Les plus impatients peuvent néanmoins déjà faire des suggestions quant au lieu d'implantation de nouvelles stations via le site internet. En attendant, la Ville motivée par le succès de ses voisines européennes, attend 1 000 abonnés avant la fin de l'année et espère faire fructifier le système d'ici à cinq printemps.
Préservation de l'environnement oblige, Marguerite se veut aussi écologique. Les voitures choisies pour lancer l'opération, la citadine Twingo 2 serait la moins polluante de sa génération et la Ford Cmax, plus familiale, accepte aussi bien le sans-plomb que le superéthanol. Seul bémol, avec seulement deux stations disposant de ce bio carburant dans la métropole nantaise, ça risque de coûter cher le détour...
Julie VAN OSSEL.
Renseignements et réservations. www.imarguerite.com, 0810 300 105 ou en agence (gare sud).
Ouest-France