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Festival Juste pour rire

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Édition du dimanche 13 avril 2008

La Cloche, Bonne Garde, Roussipontains... virée en revues

L'histoire de l'humour à Nantes est aussi une affaire de revues qui servent chansons, plumes, paillettes, six mois de l'année. Une tradition populaire qui fait rire à plus d'un titre !

Ne faudrait-il pas glisser le jeu de mot et le calembour dans le panier des spécialités nantaises ? Une sorte de berlingot et de petit LU de l'esprit de bords de Loire ! Les revues nantaises, jolies demoizelles tout en galbes, plumes et paillettes au vent, chansons revues et corrigées dans le bon sens de la déconne, Cloche et Bonne Garde en tête, Roussipontains les marquant à la culotte, en servent à satiété six mois de l'année.

L'actualité politique locale, nationale et internationale passe à la moulinette de la dérision. De quoi égayer les tristes jours d'automne et d'hiver. Et, purée disait Parmentier de passage à Venise, les spectateurs s'y pressent et s'y gondolent.

Une tradition nantaise

Bonne Garde est proche de la soixantaine. La Cloche est plus que centenaire. Elle était à l'origine une société artistique et littéraire avec une ambition d'amuser clairement affichée, de distraire « en fumant une pipe et en vidant un bock » pour reprendre les termes des premières invitations à bamboche. L'esprit des créateurs n'a, la bouffarde en moins, pas varié d'un poil. Pouf, pouf ! Didier Baffou, aux côtés d'Annie Zottino lors de la création du Théâtre de Poche Graslin, a rejoint récemment le potache « comité de rédaction ».

Revues et chansonniers sont donc une vieille tradition nantaise. Jean-Yves Stéphant, meneur de la revue Bonne Garde, rappelle volontiers qu'existait, dans des temps point trop lointains, quasi une société de spectacles de cet acabit par quartier de ville. Alors longue vie à ces vieilles dames et que jamais ne sonne le glas !

Ouest-France

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