Édition du samedi 06 octobre 2007
La Fabrique, un lieu pour les musiques actuelles
Le projet a été voté au conseil municipal. Ce lieu de création pour les musiques actuelles, sur l'île de Nantes, ouvrira en 2010.
Un lieu de création pour les musiques actuelles et les pratiques artistiques émergentes. C'est la vocation de la Fabrique, équipement qui sera construit sur l'île de Nantes, à l'angle des boulevards Prairie-aux-Ducs et Léon-Bureau. À côté des nefs Dubigeon, près du grand éléphant et des Machines de l'île. Le projet est de taille, puisqu'il coûtera à la ville de Nantes 26,6 millions d'euros. « La Fabrique est l'aboutissement d'une réflexion. Après avoir créé Trempolino et l'Olympic, il fallait franchir cette étape, indique Jean-Marc Ayrault. À Nantes, il y a un potentiel de création considérable. »
Cinq acteurs culturels locaux vont y être logés : l'Olympic, géré par l'association Songo (scène de musiques actuelles nantaise), Trempolino (structure de formation), Microfaune (collectif d'associations qui produisent des artistes émergents), Mire (cinéma expérimental) et Apo 33 (art sonore). « L'idée, c'est d'avoir un lieu d'échanges entre différentes disciplines comme la danse, la musique, le théâtre », souligne Yannick Guin.
L'architecture de ce bâtiment dessiné par l'agence Tetrac (Michel Bertreux) est pour le moins innovante. L'Olympic sera installé dans le bâtiment A, boulevard Léon-Bureau, sur quatre niveaux. Deux salles de 400 et 1 200 places seront construites, avec un lieu de création et de formation numérique, une galerie numérique. Le bâtiment B, qui s'élèvera sur sept étages au-dessus du blockhaus, accueillera Trempolino, avec huit studios de répétition, six studios de formation, un centre de ressources et d'accueil. L'ensemble comportera des espaces administratifs, un bar ouvert au public. La mairie envisage de mutualiser les espaces utilisés par les associations.
Le lancement de la Fabrique a pris plusieurs mois de retard. Approuvé au conseil municipal d'avril 2006, le premier appel d'offres n'a pas été validé. « Le coût estimé dépassait de 40 % l'enveloppe initiale », indique le maire. Vendredi, le projet a été voté à l'unanimité. Pour les élus Verts, « le retard pris par le projet peut être problématique ». « C'est un projet innovant qui répond à une attente forte du milieu associatif », s'inquiète Jean-Philippe Magnen. Bien que la structure juridique du lieu ne soit pas encore définie, Yannick Guin promet que la Ville « sera garante du pluralisme de l'utilisation de ces locaux ».Les travaux démarreront au printemps 2008 et la Fabrique ouvrira début 2010.
Vanessa RIPOCHE.
Ouest-France