Édition du jeudi 17 avril 2008
La défaite au bout d'une carquefolle soirée
L'épopée de Carquefou en Coupe de France s'est achevée hier soir par une défaite honorable.
Voilà, c'est fini... Mais la longue épopée de Carquefou en Coupe de France s'est achevée en beauté. Par une défaite, certes, mais surtout par une grande et belle fête. Celle que promettaient de faire les supporters ou joueurs, quelle que soit l'issue du match. La carquefolle soirée a tenu toutes ses promesses. Déjà lors de l'entrée des joueurs, saluée par une incroyable ovation dans un stade devenu vert et blanc. L'ambiance était digne d'une Coupe d'Europe !
La fête est d'autant plus belle que les joueurs carquefoliens ont réussi à éviter leur pire cauchemar, à savoir « prendre une banane », selon l'expression favorite d'Alban Joinel, le portier vert et blanc.
A Carquefou du suspense jusqu'au bout
« On compte sur vous pour mettre encore plus d'ambiance que contre Marseille », avait lancé dans nos colonnes Alban Joinel. Un appel reçu 5 sur 5 par le public de La Beaujoire. Armés des très sonores « banabooms », les supporters grimés et vêtus de vert et de blanc ont fait vibrer le vaisseau nantais. Notamment en entonnant le tube de la coupe, « A Carquefou, y'a toujours du suspense jusqu'au bout ».
La peur que le ciel du foot pro tombe sur la tête des amateurs « gaulois » du camp de Carquefou était pourtant bien présente dans les esprits. Deux heures avant la rencontre, Michel, supporter autoproclamé « à plein-temps » de Carquefou, ne disait pas autre chose, devant les baraques à frites. « Pour que la fête soit totale, il faut absolument éviter de prendre une raclée ».
Plus optimiste, un de ses copains, la quarantaine rugissante, filait la métaphore, un brin nostalgique, pour le plus grand bonheur des supporters présents : « Comme a dit le coach, on a déjà fait tomber de l'album les photos des joueurs de Nancy et de l'OM. Alors pourquoi ne pas se payer ceux de Paris et de tout l'album Panini jusqu'au Stade de France ! ».
Un peu plus loin, Fred et son petit cousin Greg ressentaient surtout de la fierté. « Regardez, y'a autant de télé et d'antennes satellites que pour une coupe d'Europe. J'ai lu sur Internet qu'on nous soutenait de la France entière et même d'un peu partout dans le monde ».
À ses côtés, Greg en rajoutait une grosse louche de carquefoumania : « Maintenant, je suis fier de dire que je suis de Carquefou ! Même en vacances, y'aura plus besoin de dire qu'on habite à côté de Nantes ». La formule va faire fureur dans les cours de récré carquefoliennes.
Ouest-France