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FC Nantes-Atlantique

Édition du mercredi 23 mai 2007

La descente des Canaris sur le terrain politique

L'UMP François Pinte a envoyé le dossier du FCNA sur le terrain politique. L'adjointe socialiste aux sports répond à l'attaque.

Comme un ballon de foot atterrissant sur le gâteau à la crème, voilà donc la descente du FNCA qui déboule dans la campagne des législatives. Samedi soir, lors du dernier match à domicile, le candidat UMP François Pinte a mis les pieds dans le plat.

Au stade, mais aussi dans les boîtes à lettres, il a fait distribuer un tract accusateur pour Jean-Marc Ayrault, le député maire. Et pour la socialiste Marie-Françoise Clergeau, l'adjointe aux sports. Même si celle-ci n'est pas nommée, la députée sortante est bien évidemment visée par son challenger.

« Inacceptable et indécent » a réagi le chevènementiste Jean-Louis Le Bouëdec, dénonçant une tentative de « récupération » des malheurs des Canaris. Dans le propre camp du candidat, tout le monde ne le suit pas sur ce terrain. Interrogé, le député UMP Jean-Pierre Le Ridant, « malgré sa déception » devant la situation du FCNA, refuse de jouer ce coup-là. « Je ne veux pas en faire un sujet polémique. Jean-Marc Ayrault a sûrement des responsabilités, mais en tant que maire. »

«Dans la perspective des municipales»

Comprenez que le dossier ne relève pas, à ses yeux, de la campagne des législatives, mais des municipales. Candidate contre Jean-Marc Ayrault, l'UMP Sophie Jozan n'abordera pas la question dans sa campagne. D'autant qu'elle avoue ne pas bien connaître le dossier. « Le foot, n'est pas ma priorité. Ce qui intéresse les électeurs, c'est l'emploi, le logement, et non le recrutement des joueurs de football. »

Le conseiller municipal UDF Benoît Blineau semble plus proche de l'approche développée par François Pinte. Il a prévu une conférence de presse ce jeudi. « La responsabilité de la municipalité est évidente. Elle n'a rien fait de novateur. Elle n'a pas eu l'état d'esprit qu'il fallait pour accompagner les équipes de haut niveau. Dassault l'a bien compris. Il a vu qu'il avait les coudées franches pour faire ce qu'il voulait. Que François Pinte exploite cette faiblesse municipale, c'est de bonne guerre. »

Pour le sénateur Trillard, président de l'UMP, il appartient à chaque candidat de faire parler sa sensibilité. Une liberté que revendique d'ailleurs François Pinte, en annonçant d'autres initiatives de ce type. « Il y a des moments où il faut dire les choses. Je vais continuer à prendre mes responsabilités. » Il faut s'attendre, la semaine prochaine, à une relance du match Pinte-Clergeau.

Marc LE DUC.

 

Ouest-France

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