La disparition de Pierre Brasselet
Pierre Brasselet fut élu pour la première fois en 1977 à Sainte-Luce-sur-Loire.
Il fut maire de Sainte-Luce-sur-Loire et vice-président du conseil général. Pierre Brasselet s'est éteint lundi.
On ne verra plus la grande silhouette attentive et bienveillante, presque timide, de Pierre Brasselet. Celui qui fut maire de Sainte-Luce-sur-Loire pendant plus de 24 ans, conseiller général pendant 19 ans, vient de disparaître.
Le président du conseil général, Patrick Mareschal, décrit un homme « ouvert, proche des gens, discret, se mêlant peu des combats politiques ». Ce n'est pas un hasard si Sainte-Luce, qui votait à gauche aux élections nationales, a si longtemps réélu le centriste Pierre Brasselet, l'ancien cheminot (il avait été cadre à la SNCF). « Ce qui l'intéressait, ce n'était pas le pouvoir, mais le service qu'il pouvait rendre aux habitants », confirme l'ancien président André Trillard. Le député Serge Poignant souligne sa droiture, son humanité et sa disponibilité. « Un homme droit et loyal qui respectait ses adversaires, un exemple pour moi », ajoute la sénatrice Monique Papon. Jean-Marc Ayrault, le député-maire de Nantes, rend aussi hommage à « l'homme simple et abordable estimé de ses concitoyens ».
Âgé de 75 ans, Pierre Brasselet est entré en 1977 au conseil municipal de Sainte-Luce. D'abord premier adjoint, il est maire jusqu'en 2007, année où il se retire de la vie municipale. Intégrant en 1985 l'assemblée départementale, il sera vice-président pendant de nombreuses années. En 2004, Pierre Brasselet ne s'était pas représenté au conseil général. Jean-Marc Ayrault souligne son action pour la coopération intercommunale. Pierre Brasselet fut aussi vice-président de Nantes Métropole.
M. L. D.
Ouest-France