Tous les sports sont sur Maville.com !
FC NantesLa menace. Une grève des joueurs pros et des arbitres, en L1 et en L2, le week-end du 24-25-26 octobre, où doit notamment avoir lieu le choc OM - PSG.
La position du ministre. Sollicité par Frédéric Thiriez pour donner son avis, le secrétaire d'Etat aux sports Bernard Laporte, en bon animal politique, a ménagé la chèvre et le choux, hier. Il a jugé « pas illégitime » que les présidents, « devenus les premiers acteurs du développement économique du foot pro », deviennent majoritaires. Tout en apportant un bémol, en forme d'appel à la concertation pour éviter la grève : « Étant donné la sensibilité manifeste du sujet et l'émotion soulevée », il ne lui paraît « pas opportun de s'engager dans cette voie, du moins dans l'immédiat. »
Selon lui, la réforme pourrait être menée à l'occasion du prochain renouvellement du conseil d'administration de la Ligue... prévu en 2012 ! Le temps que « les différentes parties puissent travailler ensemble à la recherche d'un compromis raisonnable. »
La position du président de la Ligue. Elu par les présidents de club notamment sur cette promesse de réforme, Frédéric Thiriez a aussi jugé « raisonnable » la position du ministre. Il veut convoquer « courant novembre », probablement le 14, une assemblée générale pour débattre quand même de cette modification des statuts souhaitée par les présidents. Mais il affirme vouloir relancer le dialogue avec les « familles » avant cette échéance, pour « trouver des solutions qui soient acceptées par tous. »
La position du syndicat des présidents (UCPF). Il maintient également sa volonté de débattre de cette réforme lors de l'assemblée générale de la Ligue que Frédéric Thiriez espère convoquer le 14 novembre. Une séance qui s'annonce animée.
La position du syndicat des joueurs (UNFP) et des « familles ». Plutôt mitigée. D'un côté, les « familles » se félicitent de l'intervention de Bernard Laporte, qui va « dans le sens du consensus et du dialogue. Il n'y a aucune urgence, si ce n'est celle de s'asseoir autour d'une table. » Par contre, l'UNFP continue de tirer à boulets rouges sur Frédéric Thiriez. Elle l'accuse de vouloir précipiter la validation de la réforme, « à tout prix et dans les plus brefs délais », malgré l'appel à la modération du ministre.
Elle n'est pas rassurée non plus par la position du syndicat des présidents, également accusé de vouloir agir vite. Elle maintient donc officiellement son appel à la grève pour fin octobre. Une manière de ne pas perdre la face ? De maintenir la pression avant de nouvelles discussions dans les prochains jours, susceptibles de calmer un peu plus le jeu et de faire disparaître le spectre de la grève ? La suite au prochain épisode.
Guillaume LAINÉ.