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Coupe de France : fin de l'aventure pour Carquefou

Édition du mercredi 16 avril 2008

La passion Paris SG de Laurent Delanoë

Le milieu de terrain de Carquefou voue une véritable « passion » au Paris Saint-Germain. Il nous la raconte...

Tout a commencé par une après-midi de février 2003. Le 22 précisément. Ce jour-là, le Paris Saint-Germain se déplace à Guingamp dans le cadre de la Ligue 1 et Canal + a choisi d'avancer le match à 17 h. Bien en a pris à la chaîne cryptée qui va ainsi immortaliser une action de génie d'un Brésilien du PSG : Ronaldinho. Un but d'anthologie qui marque à tout jamais la mémoire d'un gamin de 15 ans, alors téléspectateur : Laurent Delanoë. « Je l'ai vu partir du milieu de terrain puis dribbler un, deux, puis trois et quatre joueurs adverses pour aller marquer, raconte l'actuel milieu carquefolien. En 10 secondes, il était devenu mon idole ! Et depuis, j'adore son équipe. » Une passion est née.

« J'aime tout au PSG : ses joueurs, son stade, ses couleurs. J'assume tout aussi. Et ce n'est pas toujours facile. Je me fais souvent chambrer pour ça... » D'autant que la famille Delanoë a vécu à Avignon. Le temps, pour l'aîné, Thomas, attaquant à l'USSA Vertou, de devenir supporter de l'OM, battu par Carquefou au tour précédent. « Je lui ai offert le maillot de Zenden », rappelle malicieusement Laurent.

Lui se contente, pour l'instant, d'une tenue de Marco Simone, « manches courtes et récupérée il y a 10 ans par mon papa (Patrick Delanoë, ancien joueur du FC Nantes au milieu des années 80 N.D.L.R.) au Parc. J'en ai aussi acheté quelques autres en boutique. Et puis j'ai un gros livre sur l'histoire du club. » En attendant, le cadeau suprême : le maillot de Pauleta. « Depuis le départ de Ronaldinho, c'est mon autre joueur préféré. La classe... L'Aigle des Açores. Magnifique joueur, super buteur. J'aime sa façon de se déplacer, son sens de la finition. Dans n'importe quelle position, il est capable de marquer. Et puis ce geste après chaque but, toujours accompagné de son sourire. Son maillot je le veux. Mon papa m'a donné des techniques pour être sûr de le récupérer. Il sait comment faire. Et puis Pauleta aura deux maillots, donc j'ai ma chance... »

Un rêve inassouvi

Une chance unique en effet. Comme celle de jouer contre son équipe fétiche. « Ouahhhh, souffle-t-il. Là je ne suis plus dans la réalité. C'est subconscient. Il faut que j'arrive à me poser, prendre la distance nécessaire et faire ce qu'il faut pour les jouer et pas les admirer ou les regarder... Le PSG, c'est mon équipe de coeur, mais mercredi soir, je ne jouerai pas contre des copains, mais contre des adversaires... »

D'ailleurs, comment pourrait-il s'adjuger une quelconque amitié avec les joueurs de la capitale, lui qui n'a, étonnamment, jamais mis les pieds au Parc des Princes, le stade de son équipe favorite ? « Mais un jour j'irai !, corrige-t-il. Cette passion pour le PSG reste un rêve inassouvi. Je n'ai pas encore vécu une soirée au Parc. Petit, j'ai visité Paris avec ma maman et Thomas : nous avions vu la Tour Eiffel et nous avions aperçu le stade... »

Sans se douter à l'époque que l'enceinte de la Porte d'Auteuil allait devenir la matrice de bien des rêves de Laurent Delanoë, 20 ans en juin, et du Paris plein la bouche. « Dès que le PSG est diffusé, je me débrouille pour regarder. Sinon, j'ai toujours une radio à portée de main pour écouter. En ce moment, ça me fait mal de voir Paris relégable. C'est la capitale, ce n'est pas possible que le PSG descende. Il ne faut pas. De toute façon, je le suivrai en Ligue 2... » L'équipe de Paul Le Guen n'en est pas encore là. Elle a rendez-vous ce soir à la Beaujoire. Là où, pour Laurent Delanoë, tout pourrait recommencer...

Raphaël BONAMY.

Ouest-France

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