Édition du lundi 18 février 2008
La réserve nantaise file tout droit vers le CFA2
CFA. Moulins - Nantes : 2-0. Avec un manque flagrant d'engagement et d'expérience, les Canaris ne pouvaient espérer mieux qu'une défaite face à un concurrent direct pour le maintien.
« Je pensais que mon message avait été clair dans le vestiaire, apparemment ce n'était pas le cas. » L'entraîneur de la réserve nantaise, Stéphane Moreau, était amer, samedi soir, après la défaite de son équipe à Moulins (2-0), concurrent direct dans la course au maintien.
17e sur 18, à quatre points du premier non relégable, Nantes s'est mis dans une position délicate en concédant sa onzième défaite de la saison. Mais plus qu'au plan comptable, c'est bien l'état d'esprit de l'équipe qui inquiète son entraîneur : « On se relâche trop souvent en cours de match, certains n'écoutent pas les consignes, d'autres touchent trop la balle avant de la donner », soupire-t-il.
A leur décharge, le scénario de la rencontre a une nouvelle fois été en leur défaveur. En encaissant des buts en fin de première période, puis juste après la pause, c'était mission impossible pour de timides « jaune et vert ». « Le problème, c'est que l'on connaît de grossières erreurs individuelles », analyse l'entraîneur. Sur un centre anodin, Maxime Murer a en effet commis une énorme bévue en relâchant le ballon dans les pieds d'un attaquant moulinois, qui n'avait plus qu'à marquer dans le but vide (1-0, 35').
Quelques minutes auparavant, Yoann Arquin s'était pourtant retrouvé seul face au portier adverse, mais son lob avait trouvé la barre transversale. L'attaquant nantais fut un des seuls joueurs vraiment dangereux pour la défense locale, mais il manqua par deux fois de réalisme dans des moments clés de la rencontre. « Chacun fait son numéro, constate Stéphane Moreau, on manque de projet de jeu, l'équipe n'est pas homogène, il y a trop de différences entre mes joueurs. »
Preuve de la fébrilité des Canaris, dès le retour des vestiaires, la défense allait concéder un penalty justifié. Heureusement, le capitaine moulinois envoyait le ballon largement hors cadre. Sans conséquence pour les locaux. Les Nantais n'en profitaient pas. Pire, ils concédaient le second but dans la foulée. Statique, les défenseurs nantais se faisaient prendre de vitesse par un petit attaquant bourbonnais qui ne laissait aucune chance à Maxime Murer (2-0, 52').
« J'ai une équipe très jeune, j'avais six 18 ans samedi, les plus vieux sont nés en 1987, donc je ne leur en veux pas, explique Stéphane Moreau, mais il va falloir progresser, jouer comme une équipe. Samedi soir, on ne pouvait pas espérer mieux. »
Ouest-France